Plus d’eau de l’Alqueva pour l’agriculture, l’approvisionnement public et l’industrie.

Plus d'eau de l'Alqueva pour l'agriculture, l'approvisionnement public et l'industrie.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le ministère de l’Agriculture et de la Mer indique que ce nouveau cadre « augmente le volume d’eau utilisable pour l’agriculture, l’approvisionnement public et l’industrie, tout en renforçant la protection environnementale du fleuve Guadiana et la résilience du système face à la rareté de l’eau ».

Soulignant que de nouvelles règles ont été décidées pour « adapter l’exploitation du système aux défis climatiques et territoriaux dans le sud du pays », le ministère rappelle également qu’un arrêté conjoint des ministères de l’Environnement et de l’Énergie ainsi que de l’Agriculture et de la Mer, publié mercredi au Journal officiel, détermine la révision du régime d’exploitation du système EFMA et des contrats associés au système Alqueva-Pedrógão, dans le district de Beja.

Selon les deux ministères, le gouvernement adapte ainsi ces systèmes « aux défis des changements climatiques, à la demande croissante en eau et aux engagements environnementaux et internationaux pris par le Portugal ».

« Dans le cadre de cette décision, le volume annuel maximum d’eau destiné aux différents usages passe de 620 hm³ [hectomètres cubes] à 730 hm³ par an, correspondant à une augmentation de 110 hm³, dont 100 hm³ pour l’agriculture et 10 hm³ pour l’approvisionnement public et industriel ».

Le nouveau cadre stratégique prévoit en outre l’utilisation de « 690 hm³/an pour l’irrigation et 40 hm³/an pour l’approvisionnement public et industriel, permettant de répondre à la forte adhésion à l’irrigation, à la demande urbaine et industrielle et au développement durable de la région ».

D’après le gouvernement, « ce renforcement de la disponibilité hydrique est soumis à des critères hydrologiques rigoureux, à l’existence de plans de contingence pour les situations de sécheresse et au maintien d’une réserve permanente de 120 hm³, destinée à garantir jusqu’à trois ans de consommation urbaine, assurant la sécurité hydrique dans des scénarios climatiques adverses ».

Citée dans le communiqué, la ministre de l’Environnement et de l’Énergie, Maria da Graça Carvalho, a affirmé que « cette révision marque un tournant structurel dans la politique de l’eau au Portugal ».

« L’Alqueva doit continuer d’être un moteur du développement de l’Alentejo, mais également un exemple de gouvernance responsable de l’eau », a-t-elle souligné.

De son côté, le ministre de l’Agriculture et de la Mer, José Manuel Fernandes, a souligné qu’avec cette décision, « la stabilité des investissements déjà réalisés est garantie et les conditions nécessaires sont créées pour accueillir de nouveaux projets ».

Le ministre a ajouté que le nouveau régime « permet de porter l’eau d’Alqueva plus loin, sans renoncer à l’utilisation efficace et responsable des ressources en eau ».

Dans le communiqué, les deux ministères ont indiqué que le nouveau cadre renforce également « les exigences de surveillance et de gouvernance de l’eau ».

Dans ce cadre, ont-ils ajouté, l’Entreprise de Développement et d’Infrastructures de l’Alqueva (EDIA), en coopération avec l’Agence Portugaise de l’Environnement (APA), « assurera désormais le rapport hebdomadaire et automatique des volumes stockés et transférés entre les réservoirs du système, augmentant la transparence et le contrôle public de la gestion hydrique ».

L’arrêté prévoit également le développement « d’études et de projets pour l’installation de nouvelles infrastructures de régulation des débits écologiques dans les affluents du fleuve Guadiana en aval du barrage de Pedrógão ».

Il est également prévu de « promouvoir des études pour l’interconnexion » du réservoir de Monte da Rocha, dans la commune d’Ourique, avec celui de Santa Clara, dans celle d’Odemira, « renforçant la capacité de réponse du système à la variabilité climatique extrême ».

Dans le communiqué, les ministères de l’Environnement et de l’Énergie ainsi que de l’Agriculture et de la Mer ont également révélé qu’un « programme environnemental à long terme pour l’estuaire du Guadiana » sera créé.

L’arrêté détermine également que l’EDIA, en collaboration avec l’APA, présente au gouvernement, « dans un délai de six mois », des propositions de modification du contrat d’exploitation des centrales hydroélectriques d’Alqueva et de Pedrógão et du contrat de sous-concession du domaine public hydraulique.