Plus de la moitié des dépenses angolaises prévues jusqu’en mars sont destinées au remboursement de la dette.

Plus de la moitié des dépenses angolaises prévues jusqu'en mars sont destinées au remboursement de la dette.

Le gouvernement angolais a examiné aujourd’hui la programmation financière du Trésor National entre janvier et mars, avec des dépenses totales de 6,9 billions de kwanzas (6,3 milliards d’euros), dont 54 % destinés au service de la dette, qui comprend les amortissements et les intérêts de la dette intérieure et extérieure.

 

Dans le communiqué final de la première session ordinaire de cette année du Conseil des Ministres, il est indiqué que la programmation financière du Trésor National pour cette année, avec des projections d’entrées et de sorties de ressources financières en 2026, prend en considération un prix de 61 dollars et une production de 1,05 million de barils de pétrole/jour.

Le document indique que, au premier trimestre, la catégorie du service de la dette publique absorbera un montant de 2,5 billions de kwanzas (2,3 milliards d’euros), suivie des dépenses de personnel s’élevant à 1,1 billion de kwanzas (un milliard d’euros), représentant 24 % du total pour la période.

« Le reste, soit 22 %, équivalent à 1,015 billion de kwanzas (937,9 millions d’euros), sera réparti dans les autres catégories », lit-on dans le communiqué.

Le Conseil des Ministres a également examiné, pour soumettre à l’Assemblée Nationale, la loi qui approuve le Régime Juridique du Financement Collaboratif, un instrument juridique qui répond à la nécessité de créer des alternatives de financement pour les entreprises et les agents économiques, via des plateformes électroniques, visant à promouvoir une croissance économique soutenue tout en assurant la protection des financeurs, des consommateurs et la crédibilité du système financier.

Un autre document examiné par les ministres était la loi qui approuve le Régime Juridique de la Supervision de l’Audit Externe des Entités d’Intérêt Public, un diplôme qui définit la compétence, l’organisation et le fonctionnement du système de supervision, ainsi que les entités d’intérêt public soumises à l’audit des comptes et les exigences légales pour leur réalisation.

Selon le communiqué, le projet de décret présidentiel établissant les Mesures de Gestion des Pêcheries Marines, de la Pêche Continentale, de l’Aquaculture et du Sel pour 2026 a également été analysé, afin d’assurer l’équilibre entre l’exploitation et la conservation des ressources biologiques aquatiques, de promouvoir l’aquaculture durable et l’augmentation de la production de sel, de garantir la qualité et de favoriser l’exportation.

Dans le cadre de la coopération internationale, les ministres ont analysé divers instruments juridiques avec plusieurs pays, notamment le Brésil, la Russie, le Timor oriental, l’Égypte, les Émirats Arabes Unis, l’Éthiopie et le Royaume d’Eswatíni.