Plus de 10 700 élus votent aujourd’hui aux élections indirectes pour les CCDR.

Plus de 10 700 élus votent aujourd'hui aux élections indirectes pour les CCDR.

Bien que formellement une élection, à l’exception de la candidature indépendante d’António Cunha à la CCDR-Norte, les cinq autres candidats ont résulté d’un accord politique entre le PSD et le PS, un système critiqué par plusieurs élus locaux, notamment du PCP, mais aussi de Chega et quelques socialistes, qui ont menacé de boycotter les élections ou de voter blanc, estimant que le processus n’est pas véritablement démocratique.

Les élections des présidents des cinq CCDR ont lieu à travers des collèges électoraux d’élus locaux, constitués par les membres des exécutifs et des assemblées municipales de chaque commune des régions Nord, Centre, Lisbonne et Vallée du Tage (LVT), Alentejo et Algarve.

Les collèges électoraux constitués par les présidents des 278 municipalités du continent élisent également aujourd’hui un vice-président pour chacune des structures régionales auxquelles elles appartiennent.

Sont candidats à la présidence de la CCDR-Norte Álvaro Santos (PSD), soutenu par le PSD et le PS, et António Cunha, l’actuel président, qui se représente avec le soutien de membres du collège électoral.

À la CCDR-Centre, le candidat unique est l’ancien maire d’Aveiro, José Ribau Esteves (PSD), et pour l’Alentejo, le candidat est l’ingénieur électrotechnicien Ricardo Pinheiro, ancien député du PS de Portalegre et ancien maire de Campo Maior.

Deux des candidats uniques dirigent déjà actuellement les CCDR pour lesquelles ils se présentent : l’architecte Teresa Almeida, candidate à un second mandat à la présidence de la CCDR de Lisbonne et Vallée du Tage (LVT), et José Apolinário, qui devrait rester en poste en Algarve.

Pour la vice-présidence de la CCDR-Norte, Ricardo Bento, pro-recteur pour la Planification, le Territoire et le Patrimoine de l’Université de Trás-os-Montes et Alto Douro, a été proposé; pour le Centre, Nuno Nascimento Almeida, vice-proviseur de la Santa Casa de la Miséricorde de Viseu; et pour l’Algarve, Jorge Botelho, député et ancien secrétaire d’État à la Décentralisation et à l’Administration Locale socialiste, a été choisi.

Les socialistes Aníbal Costa, dans l’Alentejo, et José Alho, en LVT, sont candidats à la vice-présidence dans ces deux régions, où ils occupent déjà ce poste dans le mandat qui se termine actuellement.

Les élections indirectes se déroulent simultanément entre 16h00 et 20h00.

Pour l’élection des présidents, 10 741 élus locaux du continent peuvent voter, selon les listes électorales disponibles à la Direction Générale des Collectivités Locales (DGAL), dont 4 126 dans le Nord, 2 833 dans le Centre, 1 998 en LVT, 1 284 dans l’Alentejo et 500 en Algarve.

Parmi eux, 1 860 sont conseillers municipaux et 278 maires. Votent également 8 881 députés des Assemblées Municipales, dont 3 042 sont présidents de conseils de paroisse.

Un autre collège électoral élira le premier des vice-présidents de chaque CCDR, constitué par les maires des communes représentées dans chaque région (86 dans le Nord, 77 dans le Centre, 52 en LVT, 47 dans l’Alentejo et 16 dans l’Algarve).

Chaque CCDR est dirigée par un président et sept vice-présidents : outre celui qui sera élu aujourd’hui, un autre sera élu par la suite par des membres non municipaux du conseil régional (organe consultatif des CCDR) et cinq autres seront nommés par le Gouvernement pour les domaines de l’Éducation, de la Santé, de la Culture, de l’Environnement et de l’Agriculture.

Les mandats des présidents et vice-présidents des CCDR seront de quatre ans et, selon la loi, leur élection a lieu dans les 90 jours suivant les élections pour les organes des collectivités locales.

Les dirigeants élus sont également soumis à une limitation de trois mandats consécutifs.

Jusqu’en 2020, les présidents des CCDR étaient nommés par le Gouvernement.

Les CCDR sont des instituts publics qui déconcentrent les services de l’Administration centrale, dotés d’autonomie administrative et financière, chargés d’exécuter des mesures pour le développement de leurs régions respectives, comme la gestion de fonds communautaires.