Dans un communiqué, la confédération a réagi à la suspension de centaines de pensions de la Sécurité sociale portugaise pour des émigrants au Luxembourg et en Suisse, ceux-ci n’ayant pas prouvé en temps voulu qu’ils étaient vivants, une situation révélée au début du mois.
Le 31 juillet de l’année dernière, une législation est entrée en vigueur obligeant les Portugais vivant au Luxembourg et en Suisse, et percevant des pensions d’invalidité, de vieillesse ou de survivance de la Sécurité sociale portugaise, à prouver annuellement qu’ils sont vivants.
Dans les cas où la preuve de vie n’a pas été apportée avant le 15 décembre, la pension a été suspendue. Cela est arrivé à 294 pensions au Luxembourg et à 384 en Suisse, selon une source du cabinet de la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale du Portugal.
« Face à l’information selon laquelle il y a des retraités et pensionnés avec des pensions suspendues, la CGTP-IN renouvelle l’alerte sur la nécessité pour tous les pensionnés portugais dans cette situation, qui n’ont pas effectué la preuve de vie dans les délais établis, de le faire dans les plus brefs délais », indique le communiqué de la centrale syndicale.
Et elle a averti qu’elle « interrogera le gouvernement sur des problèmes qui ont surgi en raison de l’éventuelle absence de présentation de la preuve de vie ».
Selon une source du cabinet de la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale portugaise, le paiement des pensions provisoirement suspendues sera repris dès que ces pensionnés auront effectué la preuve de vie, avec un paiement rétroactif pour les prestations relatives aux mois de suspension.
