Selon un décret-loi du gouvernement publié aujourd’hui au Journal officiel, les propriétaires actuels de navires à haute vitesse (EAV), communément appelés vedettes rapides, disposent d’au moins 180 jours à partir de maintenant pour s’assurer qu’elles sont licenciées, installer des équipements pour communiquer avec les autorités et inscrire « EAV » sur le « flanc au milieu du navire, de chaque côté ».
Le nouveau régime légal s’applique aux EAV d’une longueur totale minimale de quatre mètres, indépendamment de la puissance.
Selon le décret, une peine de prison d’un à quatre ans s’applique pour la possession de vedettes rapides sans pavillon ou avec identification falsifiée ou occultée, ainsi que pour « le transport, l’importation ou l’exportation » de ces embarcations ou pour « entrer ou sortir du territoire national » sans l’autorisation de l’Autorité fiscale et douanière.
Cette obligation ne s’applique pas au « simple transport d’une EAV qui est déjà en règle » au Portugal.
Le décret-loi stipule également qu’il devient obligatoire de soumettre à la Direction générale des ressources naturelles, de la sécurité et des services maritimes les projets de construction ou de modification des vedettes.
Ceux qui ne se conforment pas encourent une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans, tout comme les commandants non qualifiés pour naviguer et les membres d’équipage transportant sur une EAV plus de carburant que permis ou utilisant des mécanismes, tels que la peinture ou des équipements électroniques, pour rendre les embarcations invisibles aux radars.
Le régime actuel, datant de 1990, définit seulement les règles de circulation de ces vedettes, dont la non-conformité est sanctionnée par des amendes désormais aggravées jusqu’à un maximum de 25 000 euros pour les personnes physiques et jusqu’à 100 000 pour les entités juridiques.
« Les nouvelles routes du trafic [de drogue et de personnes], qui incluent la côte portugaise, ont commencé à se dessiner dès que l’Espagne a interdit de manière générale l’utilisation d’EAV. Il est donc urgent d’adopter un régime juridique ayant un effet au moins identique de prévention et de sanction par rapport au régime espagnol », justifie le gouvernement dans le décret.
Le décret-loi a été approuvé en Conseil des ministres le 11 décembre et ses termes avaient été autorisés par l’Assemblée de la République en septembre.
IB // JMR
Lusa/Fin
