« C’est l’une des conclusions que je tire d’ici : nous devons distinguer les signaux du bruit, nous devons être honnêtes avec les chiffres que nous utilisons », a déclaré lors de la présentation des perspectives économiques pour 2026, qui clôt chaque année le Forum Économique Mondial (WEF) qui se tient à Davos.
« Je pense que cette semaine a été très bruyante, et ce fut une semaine extrêmement intéressante et fascinante de tous les points de vue. Mais notre devoir en tant que banquiers centraux, notre devoir en tant qu’économistes, est de distinguer les signaux du bruit », a-t-elle insisté.
Lagarde a indiqué qu’on entendait « beaucoup de chiffres circuler », « d’énormes chiffres de croissance », et a souligné que ces chiffres « doivent être définis et identifiés ».
« Par exemple, la majorité de ces chiffres sont des chiffres de croissance nominale. Les chiffres réels sont les chiffres de croissance réelle. Ainsi, lorsqu’on entend parler de 5 %, 6 %, 7 % ou 3 % dans la plupart des cas, il s’agit de chiffres nominaux », a-t-elle argumenté.
Lagarde a également attiré l’attention sur la nécessité de prendre en compte l’inflation et de dégonfler ces chiffres nominaux, car « c’est ainsi qu’on obtient les chiffres réels ».
