À l’instar de ce qui avait été indiqué par la Frente Comum et par la Fesap, Rosa Sousa a déclaré qu’en ce qui concerne les questions financières, lors de la réunion d’aujourd’hui avec le gouvernement il n’y a pas eu de nouveautés par rapport à ce qui a déjà été rapporté, néanmoins la secrétaire d’État « s’engage à revoir à nouveau la subvention de repas » en cas d’augmentation substantielle de l’inflation.
De plus, selon la présidente du STE, parmi les nouveautés figurent des questions liées aux carrières générales et à l’« accélérateur de carrières ».
En ce qui concerne les carrières générales, l’idée est de « revisiter le contenu fonctionnel », étant donné que l’accord actuel prévoyait déjà de réévaluer, restructurer et valoriser les carrières générales, à partir de 2027.
Quant à l’« accélérateur » des carrières, selon la présidente du STE, ce mécanisme « n’est pas appliqué dans tous les services », car « de nombreux services estiment qu’il ne devrait s’appliquer qu’aux carrières générales », excluant ainsi les carrières spéciales, c’est pourquoi l’objectif est que l’accord stipule « qu’il s’applique à tous et pas seulement aux carrières générales ».
« Il y a des conditions » pour un accord
Bien qu’elle souligne que rien n’est « clos », car le gouvernement n’a pas encore envoyé la proposition finale, la présidente du STE indique que « il y a des conditions » pour parvenir à un accord, car même après cette réunion, le gouvernement s’est montré disposé à ce que le syndicat soumette « de nouvelles propositions ».
L’accord actuel, signé en novembre 2024 avec deux des structures syndicales de la fonction publique (la Fesap et la Frente Sindical), prévoit des augmentations de 2,15 %, avec un minimum de 56,58 euros pour cette année.
En pratique, cela signifie que la base salariale de l’administration publique (dite le salaire minimum de l’État) passera de 878,41 euros à 934,99 euros en 2026.
Dans le cadre de ce processus de négociation, le gouvernement s’est déjà montré disposé à envisager une prolongation de l’accord pluriannuel de valorisation des travailleurs de l’administration publique actuellement en vigueur, afin de couvrir la législature actuelle, c’est-à-dire jusqu’en 2029, proposant dans ce cas des augmentations de 2,30 %, avec un minimum de 60,52 euros.
En outre, le gouvernement propose également une augmentation de 10 % de la valeur de la subvention de repas jusqu’en 2029, de manière progressive sur les années 2026, 2027, 2028 et 2029.
La proposition présentée aux syndicats de la fonction publique comprend d’autres points, comme « la valorisation du statut rémunératoire des dirigeants, l’inclusion de la valorisation d’autres carrières, la révision du SIADAP, ainsi que celles prévues dans l’accord en vigueur : la révision du régime d’indemnités de déplacement, l’évaluation de l’impact de l’accélérateur de carrières et la revisitation des carrières générales », a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué, le 17 décembre.
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