Ministère de l’Éducation poursuivi pour paiement incorrect des heures supplémentaires.

Ministère de l'Éducation poursuivi pour paiement incorrect des heures supplémentaires.

Selon le coordinateur intérimaire du syndicat, Daniel Martins, « c’est au prix de l’effort supplémentaire d’une classe déjà fatiguée, épuisée et vieillissante, que l’on a garanti que les élèves aient cours », un service qui n’aurait pas été rémunéré conformément à la loi par l’Institut de Gestion Financière de l’Éducation (IGeFE).

 

Dans des déclarations à Lusa, à Coimbra, en fin de matinée aujourd’hui, le responsable a souligné qu’entre septembre et décembre 2024, les enseignants ont réalisé « environ 14 000 heures supplémentaires », mais ont reçu moins que ce qu’ils devaient pour celles-ci.

Un enseignant dans la fonction publique a un horaire de 35 heures hebdomadaires, divisées en deux composantes : éducative et non éducative.

Selon le Statut de la Carrière de l’Enseignant (ECD), pour le deuxième et troisième cycle de l’enseignement de base et secondaire, 22 heures de cours sont stipulées, tandis que pour le pré-scolaire et le premier cycle, ce sont 25 heures.

C’est-à-dire que pour calculer le montant de l’heure de cours, le salaire doit être divisé par 22 et par 25 heures, selon le cycle, et non par 35 heures, ce qui, selon Daniel Martins, est ce que l’IGeFE paie.

Le syndicaliste a expliqué que cela représente une différence de presque 35 % de moins dans le paiement des heures supplémentaires aux enseignants.

En 2025, les enseignants pourraient avoir reçu un demi-million d’euros de moins en raison de cette divergence, qui se produit déjà depuis « trois ou quatre ans » au niveau national, a souligné Daniel Martins.

Le syndicat « a alerté le gouvernement à plusieurs reprises sur cette situation » et, après « plus d’un an et demi » de tentatives auprès du Ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation (MECI) et de l’IGeFE, a décidé d’intenter, la semaine dernière, une action judiciaire administrative.

L’action « n’est pas une revendication », car « la loi le stipule et le gouvernement ne le fait pas », a-t-il renforcé.

Lundi, le MECI s’est réuni avec les syndicats représentant les enseignants pour présenter des mesures temporaires à appliquer pour l’année scolaire 2025/2026 afin de répondre au problème du manque d’enseignants.

Après la réunion, aucune réponse n’a été donnée par le MECI sur la question du paiement des heures supplémentaires.