Reconnu pour sa polyvalence dans les genres et les instruments, jouant également du saxophone, Michel Portal se distinguait dans la musique classique, sa formation initiale, mais était aussi considéré comme un des pionniers du free jazz et composait pour le cinéma.
En 1965, Michel Portal a posé les bases d’un nouveau jazz avec l’album « Free Jazz », libérant le jazz européen des standards américains.
« Il était un monument immense pour le jazz moderne, pour le jazz européen, totalement ouvert à une énorme variété de musiques et d’expériences », a loué son agente, qui a précisé que son décès est survenu jeudi.
Jean-René Etchegaray, président de la Mairie de Bayonne, sa ville natale, dans le sud-ouest de la France, l’a également honoré sur les réseaux sociaux : « ce clarinettiste immense, ami des plus grands musiciens de son époque, se distinguait autant dans la musique classique que dans le jazz ».
Amateur de mélanges, chercheur d’un « nouveau type de langage », il se disait ennemi de la « routine », privilégiant la musique festive à l’harmonie. Portal défendait l’idée de ne jamais s’attacher à un style.
Né le 27 novembre 1935 à Bayonne, premier prix de clarinette au Conservatoire de Paris en 1959, il a acquis une solide réputation comme soliste et a participé aux créations de musique contemporaine de Pierre Boulez, Luciano Berio ou Karlheinz Stockhausen.
