« Les municipalités enregistrant le plus grand nombre d’employeurs demandant » le ‘chômage partiel simplifié’ sont « Leiria, avec 22, et Marinha Grande, avec 16 », a indiqué encore le ministère dirigé par Rosário Palma Ramalho, dans un communiqué envoyé aux rédactions.
Les travailleurs concernés par le ‘chômage partiel simplifié’ dans les entreprises touchées par les tempêtes recevront, en fin de compte, deux tiers du salaire brut jusqu’au triple du salaire minimum national (jusqu’à 2.760 euros) et non 100%, comme le gouvernement l’avait annoncé, a précisé jeudi le ministère du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale.
La rémunération ne peut jamais être inférieure au salaire minimum national en vigueur, actuellement fixé à 920 euros.
Dans le communiqué diffusé jeudi, le gouvernement a également éclairci une autre question qui restait à clarifier concernant les règles du ‘chômage partiel simplifié’, sur la part que la Sécurité sociale va supporter dans les salaires à verser aux travailleurs concernés.
Selon le ministère, « pendant les 60 premiers jours, la Sécurité sociale assure 80% de la rémunération due au travailleur, tandis que l’employeur garantit les 20% restants ».
« Après cette période initiale, la répartition habituelle de 70/30 s’appliquera », a-t-il ajouté.
En plus du ‘chômage partiel simplifié’, le gouvernement a créé une autre mesure, appelée incitation extraordinaire pour le maintien des emplois.
Dans le cadre de cette aide, « 68 candidatures ont été soumises par des employeurs, couvrant un total de 340 travailleurs, pour un montant global d’aide de plus d’un million d’euros », indique encore le ministère, dans le communiqué diffusé aujourd’hui.
Sur le total des candidatures présentées, 21 correspondent à des travailleurs indépendants, ajoute l’exécutif.
Géographiquement, « les municipalités de Leiria, Marinha Grande et Pombal concentrent 62% des candidatures », ajoute encore le ministère, précisant que la région Centre « recense 52 employeurs soutenus, couvrant 253 travailleurs pour un montant de 788.625,27 euros ».
Selon le ministère, vient ensuite la région de Lisbonne et de la Vallée du Tage, avec 15 candidatures couvrant 80 travailleurs, « et l’Alentejo, avec une candidature couvrant sept travailleurs ».
Cette aide est attribuée par l’IEFP pendant trois mois « avec possibilité de prolongation », pour assurer « le respect des obligations salariales jusqu’à 100% du montant de la rémunération normale brute du travailleur, déduite de la contribution à la Sécurité sociale », a confirmé jeudi le ministère.
Le montant de l’aide « ne peut pas dépasser le double de la rémunération mensuelle minimale garantie, communément appelé salaire minimum, auquel s’ajoutent l’aide alimentaire et de transport ».
Le gouvernement a également précisé que « cette aide n’est pas cumulable avec le ‘chômage partiel simplifié' ».
« Les deux aides peuvent, cependant, être demandées de manière séquentielle. Quant à l’exemption du paiement des contributions à la Sécurité sociale pour les entreprises touchées par la catastrophe, elle est cumulable avec l’incitation extraordinaire pour le maintien des emplois ou le ‘chômage partiel simplifié' », a signalé le ministère du Travail dans la même note, jeudi.
Le communiqué diffusé aujourd’hui par le ministère du Travail survient peu après que le Premier ministre a indiqué que le gouvernement a déjà comptabilisé plus de 18.500 demandes d’aide, dont près de la moitié pour la reconstruction de logements affectés par les tempêtes.
