Plusieurs municipalités du district de Leiria et d’autres ont demandé au gouvernement de Luís Montenegro de déclarer l’état de calamité dans la région en raison des dégâts causés par le passage de la dépression Kristin.
Interrogé sur cette possibilité, Luís Montenegro n’a pas exclu cette hypothèse, mais souligne qu’il est d’abord nécessaire de procéder à une évaluation correcte des dommages.
Mais que signifie concrètement déclarer l’état de calamité?
Il convient d’expliquer qu’il existe trois niveaux de risque prévus par la Loi de Bases de la Protection Civile : la situation d’alerte, la situation de contingence et la situation de calamité.
La situation de calamité est appliquée en cas de catastrophes de grande ampleur et constitue le niveau d’intervention le plus élevé prévu par la Loi de Bases de la Protection Civile, après la situation d’alerte et de contingence.
Il incombe au gouvernement de déclarer la situation de calamité sous forme de résolution du Conseil des ministres.
Quand doit-elle être déclarée
La situation de calamité doit être déclarée lorsqu’il est reconnu qu’il est nécessaire d’adopter des mesures de caractère exceptionnel destinées à prévenir, réagir ou rétablir la normalité des conditions de vie dans les zones touchées par ses effets.
Et ce que cela implique
Si le gouvernement déclare l’état de calamité, la Loi de Bases de la Protection Civile stipule que tous les citoyens et autres entités privées sont tenus « d’apporter aux autorités la collaboration personnelle qui leur est demandée, en respectant les ordres et orientations qui leur sont adressés et en répondant aux demandes correspondantes ».
Et le refus de remplir ces obligations correspond au crime de désobéissance.
De plus, la loi stipule que cet état « légitime l’accès libre des agents de protection civile à la propriété privée dans la zone concernée, ainsi que l’utilisation de ressources naturelles ou énergétiques privées, dans la mesure strictement nécessaire pour mener à bien les actions destinées à rétablir la normalité des conditions de vie ».
Cela s’est par exemple produit lors de la pandémie de Covid-19 et en 2017 à l’époque des incendies de Pedrógão Grande.
