Mauvais temps. CIP propose des « mesures chirurgicales » de soutien aux entreprises.

Mauvais temps. CIP propose des "mesures chirurgicales" de soutien aux entreprises.

« Mobiliser des fonds européens, du Fonds de cohésion et du PRR, des lignes de crédit à taux réduits ou des garanties mutuelles pour lever des prêts bancaires », sont des propositions avancées par la Confédération des entreprises du Portugal, qui demande une rapidité dans l’attribution des aides et leur mise en œuvre d’ici fin février.

« L’activité économique ne peut pas s’arrêter », déclare le président de la CIP, Armindo Monteiro, cité dans un communiqué, où il est mentionné que la CIP propose des réponses d’urgence ainsi que des mesures de prévention et de relance de l’économie dans les secteurs les plus touchés.

Selon la CIP, la tempête Kristin a causé des dommages aux infrastructures et équipements des entreprises du nord au sud du pays, « ces dernières risquant de voir leur situation s’aggraver avec le mauvais temps attendu à partir de dimanche ».

La Confédération des entreprises du Portugal propose donc au gouvernement d’adopter rapidement des « mesures chirurgicales » pour soutenir les entreprises touchées, afin qu’elles puissent poursuivre leur activité et respecter leurs engagements envers les clients et les fournisseurs.

« Tout comme le gouvernement a adopté des mesures exceptionnelles pour soutenir immédiatement les entreprises industrielles et agricoles touchées par les incendies de l’été 2024, la CIP propose que l’exécutif de Luís Montenegro fasse preuve du même sens de l’urgence pour fournir rapidement aux entreprises des instruments simples et agiles qui permettent de réparer les dégâts et de maintenir la production et le transport de biens, la prestation de services et le service à la clientèle », peut-on lire dans le communiqué.

Les unités des secteurs industriels, agroalimentaires, logistiques, de l’hospitalisation privée, des centres commerciaux et du tourisme sont concernées.

Pour le président de la CIP, « il est essentiel qu’à la fin février, les entreprises touchées aient reçu les premiers soutiens et lancé leurs processus de reprise d’activité industrielle et de patrimoine ».

La CIP dispose depuis mercredi d’une « Cellule de crise » qui, en coordination avec les associations professionnelles sectorielles, régionales et locales, ainsi qu’avec diverses entités de l’administration publique, compile les dommages concrets subis par le tissu économique.

« Au-delà des mesures elles-mêmes, il est très important que le gouvernement légifère la dispense de l’autorisation prévue pour l’octroi de soutiens financiers ou la signature d’un contrat ou protocole entre des entités telles que l’IAPMEI ou l’AICEP, les autorités locales ou les CCDR [commissions de coordination et de développement régional], pour l’attribution et la gestion des aides aux entreprises affectées », affirme Armindo Monteiro.

« La rapidité de l’attribution des aides est, dans ce cas, aussi importante que les aides elles-mêmes. »

La CIP propose également que les aides attribuées puissent se passer du visa préalable du Tribunal des Comptes, étant octroyées au titre du régime exceptionnel de la commande publique, afin de les rendre rapidement disponibles sur le terrain commercial.

Le passage de la dépression Kristin sur le Portugal continental, mercredi, a laissé une traînée de destruction, causant au moins cinq morts, selon la Protection civile, plusieurs blessés et des sans-abri. La mairie de Marinha Grande compte encore une autre victime mortelle dans la municipalité.

Des chutes d’arbres et de structures, des coupures ou restrictions de routes et services de transport, en particulier des lignes ferroviaires, des fermetures d’écoles et des coupures de courant, d’eau et de communications ont été les principales conséquences matérielles de la tempête.

Leiria, par où la dépression est entrée sur le territoire, Coimbra et Santarém sont les districts qui ont enregistré le plus de dégâts.

Le gouvernement a décrété une situation de calamité de 00h00 mercredi jusqu’à 23h59 le 1er février pour environ 60 municipalités, un nombre qui pourrait augmenter.