D’après les informations communiquées par E-Redes à l’agence Lusa, les districts de Bragança, Leiria et Portalegre sont les plus touchés.
Lors du précédent bilan, établi à 11h30, dix mille clients étaient privés d’électricité, principalement dans les régions centre et nord littoral.
E-Redes, entreprise du groupe EDP qui gère les réseaux de distribution d’énergie au Portugal continental, indique qu’elle dispose de 400 opérationnels sur le terrain et a renforcé « toutes les équipes » pour faire face à « d’éventuelles aggravations de l’impact sur le réseau de distribution ».
Aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, la Protection Civile a alerté sur l’impact possible du passage d’une nouvelle dépression, Kristin, sur les réseaux de distribution, conseillant aux fournisseurs et distributeurs de renforcer les effectifs et d’élever leur niveau de préparation.
Le président de l’Autorité Nationale de l’Urgence et de la Protection Civile, José Manuel Moura, prévoit que le passage de la nouvelle dépression « affectera surtout la vulnérabilité des réseaux » de transports, électriques, etc., appelant la population à garantir « une fixation adéquate des structures non fixées ».
La dépression Kristin transiter par le Portugal la nuit prochaine, avec un impact majeur entre trois et six heures du matin, accompagnée de vents très intenses, les rafales pouvant atteindre 140 kilomètres à l’heure.
La Protection Civile a décidé d’élever l’état de préparation spécial au niveau 4, le maximum, sur toute la côte entre Viana do Castelo et Setúbal, afin de faire face à la nouvelle dépression météorologique qui traversera le Portugal la nuit prochaine.
Le district de Coimbra, jusqu’à Aveiro au nord, et jusqu’à Leiria au sud, sera la zone de plus grand risque au passage de Kristin, qui succède à la dépression Joseph et que l’Institut Portugais de la Mer et de l’Atmosphère (IPMA) a qualifiée de « ciclogenèse explosive », terme utilisé pour désigner des dépressions de forte intensité, tant en vent qu’en pluie.
En contact avec la terre, la ciclogenèse explosive « possède un potentiel de destruction, de dommage très significatif, en peu de temps », a averti José Manuel Moura.
L’état de préparation de niveau 4 mobilise les dispositifs de réponse jusqu’à 100 %, « dans un délai de 12 heures », a-t-il ajouté, reconnaissant qu’ils attendent un « phénomène complexe » et « avec un potentiel destructeur très significatif ».
