Lors d’une interview à RTP, Miranda Sarmento a rappelé que le budget d’État (OE) pour 2026 a été conçu pour avoir un « petit excédent », mais a souligné que la « tragédie qui se manifeste un peu partout dans le pays » entraînera « un coût budgétaire significatif, du côté des dépenses ».
Miranda Sarmento a cité comme exemples les aides à la population, la reconstruction d’infrastructures publiques, telles que les routes et les chemins de fer, ainsi que la perte de revenus, avec une diminution de la TVA, de l’IRS ou des exportations.
« Nous allons avoir un impact budgétaire significatif, il n’est pas encore possible de l’estimer. Le chemin budgétaire vers l’équilibre des comptes publics était étroit pour cette année 2026 », a ajouté le responsable, soulignant que bien que le résultat budgétaire de 2025 ait été « meilleur que prévu, le chemin est redevenu assez étroit » avec la situation actuelle causée par le mauvais temps.
Le ministre des Finances a cependant assuré que le gouvernement fera tout pour éviter le retour au déficit et pour maintenir des comptes publics équilibrés.
« Il y a une grande responsabilité du gouvernement et, j’espère, des autres acteurs politiques, que le pays doit maintenir l’équilibre des comptes publics et continuer à réduire la dette publique », a-t-il insisté.
Miranda Sarmento a affirmé que les « bons résultats » obtenus par les gouvernements dirigés par Luís Montenegro en 2024 et 2025 donnent « confiance et crédibilité », mais il a rappelé qu’il avait toujours anticipé que 2026 serait une année « difficile du point de vue budgétaire », car il faudra exécuter 2,5 milliards d’euros de prêts du PRR (Plan de Relance et de Résilience).
Treize personnes sont décédées au Portugal depuis la semaine dernière en raison du passage des dépressions Kristin et Leonardo, qui ont également causé de nombreux blessés et déplacés.
La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, ainsi que les coupures d’énergie, d’eau et de communications sont les principales conséquences matérielles de cette tempête.
Les régions Centre, Lisbonne et Vallée du Tage, ainsi que l’Alentejo, sont les plus touchées.
Le gouvernement a prolongé la situation de calamité jusqu’au 15 pour 68 municipalités, qui bénéficieront de mesures de soutien allant jusqu’à 2,5 milliards d’euros.
La situation de calamité au Portugal continental a été initialement décrétée du 28 janvier au 1er février pour environ 60 municipalités, puis étendue jusqu’au 8 pour 68 municipalités, et de nouveau prolongée jusqu’au 15 février.
