Marcelo promulgue un nouveau système de consultations et de chirurgies, mais avec des « doutes ».

Marcelo promulgue un nouveau système de consultations et de chirurgies, mais avec des "doutes".

«Le nouveau système, qui devrait remplacer celui approuvé il y a plus de 20 ans, présente des aspects positifs et soulève des doutes», peut-on lire dans une note publiée sur le site de la Présidence de la République.

 

Comme points positifs, le Président de la République, Marcelo Rebelo de Sousa, mentionne «la volonté de remplacer un modèle épuisé par le temps, l’idée d’augmenter la responsabilité de la Direction Exécutive du SNS, l’intention de permettre un accès digital rapide aux données des patients, l’objectif de flexibiliser et d’accélérer le processus de consultations et de chirurgies».

Les doutes soulevés par le chef de l’État concernent «le fait dʼavancer dʼabord avec les chirurgies, sans comprendre quand cela sʼétendra au même rythme aux consultations, de laisser à une réglementation ultérieure le temps et le mode d’application, certains aspects du cadre des professionnels de santé impliqués et de la protection des données des patients».

«En somme, l’intégration de certaines modifications proposées, qui correspondent à des aspects positifs, et surtout l’urgence d’améliorer la transparence et l’efficacité de la prestation de soins de santé, avec une priorité pour les chirurgies, expliquent que le Président de la République a promulgué le décret du Gouvernement créant le Système National d’Accès aux Consultations et Chirurgies», souligne la note.

Le 2 janvier, le Gouvernement avait confirmé que le Président de la République a demandé «le perfectionnement» de trois décrets-lois dans le domaine de la santé, dont la création du Système National d’Accès à la Consultation et Chirurgie (SINACC), qui remplacera le Système Intégré de Gestion des Inscriptions pour Chirurgie (SIGIC), créé en 2004.

Le nouveau système d’accès aux consultations et chirurgies, qui permettra aux patients de suivre leur position sur la liste d’attente et de choisir l’hôpital où ils souhaitent être pris en charge, a été approuvé par le Gouvernement le 24 octobre 2025.

À l’époque, la ministre de la Santé, Ana Paula Martins, a affirmé que le SINACC a été «créé en pensant au patient», qui pourra suivre la liste dʼattente où il se trouve via l’application, le site internet et le centre de contact du SNS.

En outre, lorsquʼil atteindra le point critique du temps maximum de réponse garanti pour une chirurgie (75%), défini cliniquement, l’utilisateur recevra un contact et aura «la liberté de choisir» de rester dans son hôpital ou de choisir un hôpital des secteurs social ou privé dans sa région ayant accord avec le SINACC.

Selon la ministre, le SINACC prévoit également un régime dʼincompatibilités, qui sont approfondies par rapport à celles qui existaient dans le SIGIC, définissant les situations dans lesquelles un médecin ne peut pas participer aux chirurgies et consultations.

Un médecin qui travaille dans le privé ou le social, dans un domaine déterminé, ne peut pas référencer ses patients au SNS puis les opérer dans un hôpital public, a-t-elle illustré.

Le SINACC repose sur une plateforme financée par le Plan de Relance et de Résilience, dont la première phase coûte cinq millions d’euros et qui utilise des systèmes d’intelligence artificielle.

Une des possibilités que cette plateforme permet est l’identification de situations anormales, comme le cas des prix à payer pour une chirurgie non prévus et des listes dʼattente qui augmentent significativement dans un hôpital déterminé, a expliqué la ministre.

Le SINACC a été testé dans les ULS de Coimbra et de l’Alto Ave et à l’Institut Portugais d’Oncologie de Lisbonne.

 
Consultations et chirurgies ? Le nouveau système permet au patient de choisir l’hôpital

Consultations et chirurgies ? Le nouveau système permet au patient de choisir l’hôpital

Le Gouvernement a approuvé la création du nouveau système d’accès aux consultations et chirurgies, qui permettra aux patients de suivre leur position sur la liste d’attente et de choisir l’hôpital où ils souhaitent être pris en charge.

Lusa | 17:24 – 24/10/2025