Marcelo promulgue un diplôme créant des soutiens sociaux et un ‘chômage partiel’ simplifié.

Marcelo promulgue un diplôme créant des soutiens sociaux et un 'chômage partiel' simplifié.

Cette mesure a été approuvée lors du Conseil des ministres extraordinaire dimanche dernier. Le lendemain, le ministère du Travail a précisé, dans un communiqué, que dans le cadre de ce régime, il sera garanti aux travailleurs un paiement de salaire à 100 % jusqu’à trois fois le salaire minimum national, soit jusqu’à 2 760 euros.

 

« L’employeur ne supportera que 20 % de la valeur du salaire de l’employé, tandis que la Sécurité sociale couvrira les 80 % restants », a indiqué la tutelle dirigée par Rosário Palma Ramalho, soulignant que la preuve « de la situation de crise de l’entreprise est effectuée sur requête de l’employeur par les services compétents, notamment l’Institut de Sécurité sociale ».

Quant aux aides directes pour les familles en situation de précarité ou de perte de revenu, celles-ci auront une limite de 1 074,26 euros, le « montant à attribuer étant variable, en fonction de l’évaluation effectuée par les services compétents de la Sécurité sociale » et est « compatible avec d’autres prestations sociales », a expliqué le ministère du Travail dans la même note lundi.

Ce soutien peut être versé en une seule fois ou en mensualités, jusqu’à une limite maximale de 12 mois, ajoute la tutelle.

Le Président de la République a également promulgué le décret qui « fixe le moratoire des prêts pour les familles et les entreprises touchées par la dépression Kristin », ainsi qu’un décret créant le Fonds de Contre-garantie Mutuelle, ajoute la note publiée aujourd’hui sur le site web de la Présidence de la République.

Comme l’a expliqué le premier ministre dimanche, après le Conseil des ministres extraordinaire, une « moratoire de 90 jours pour les prêts aux entreprises et pour le crédit immobilier pour l’achat de logement principal et permanent » a été convenue, avec la possibilité de prolonger cette période de grâce jusqu’à 12 mois.

Douze personnes sont mortes au Portugal depuis la semaine dernière suite au passage des dépressions Kristin et Leonardo, qui ont également provoqué des centaines de blessés et de personnes déplacées.

La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, ainsi que la coupure de l’énergie, de l’eau et des communications sont les principales conséquences matérielles de la tempête.

Les régions Centre, Lisbonne et Vallée du Tage et Alentejo sont les plus touchées.

Le gouvernement a prolongé l’état de calamité jusqu’au 15 février, couvrant 68 municipalités, qui bénéficieront de mesures de soutien allant jusqu’à 2,5 milliards d’euros.

L’état de calamité au Portugal continental avait initialement été décrété entre le 28 janvier et le 1er février pour environ 60 municipalités, puis a été étendu jusqu’au 8 février pour 68 municipalités, et est aujourd’hui prolongé jusqu’au 15 février.