Lors d’une manifestation organisée par le Conseil Portugais pour la Paix et la Coopération (CPPC), les manifestants ont vigoureusement condamné « l’agression militaire américaine » avec des slogans tels que « Pour la paix ! Non à l’agression des États-Unis contre le Venezuela » ou « L’Amérique latine n’est pas l’arrière-cour des États-Unis ».
Le président américain a été particulièrement visé, soulignant le slogan : « Donald Trump, bête assassine, retire tes mains d’Amérique latine ».
Lors de la manifestation, comprenant une vaste communauté sud-américaine majoritairement composée de Brésiliens, étaient présents des représentants de partis politiques tels que le PCP et le Bloco de Esquerda, ainsi que le candidat à la présidence André Pestana.
Dans une intervention, la présidente du CPPC, Isabel Camarinha, ancienne dirigeante de la centrale syndicale CGTP, a qualifié l’agression de « totalement illégale au regard du droit international », soulignant que « ce n’est pas aux États-Unis de déterminer les choix politiques et économiques d’aucun État ».
Critiquant l’incapacité d’action de l’UE et surtout la « faible réaction du gouvernement portugais », Isabel Camarinha a souligné que les États-Unis « entendent s’emparer des immenses ressources naturelles du Venezuela, pays qui possède les plus grandes réserves pétrolières du monde ».
À propos du gouvernement portugais, la dirigeante du CPPC a réclamé du gouvernement « une condamnation claire de l’agression militaire des États-Unis contre le Venezuela, conformément aux principes de la Constitution portugaise, qui prône le respect de la souveraineté et des droits des peuples et l’élimination de toutes les formes de domination dans les relations entre États ».
Entourée par un certain déploiement policier, la manifestation sur l’avenue de la Liberté s’est déroulée pacifiquement à partir de 18h00 et a commencé à se disperser vers 19h20.
Samedi, les États-Unis ont lancé « une attaque de grande envergure » pour capturer et juger le dirigeant vénézuélien, Nicolás Maduro, et son épouse, Cilia Flores. Trump a annoncé que les États-Unis gouverneraient le pays jusqu’à la conclusion d’une transition de pouvoir.
Maduro et Flores ont déjà fait de brèves déclarations devant un tribunal de New York pour répondre aux accusations de trafic de drogue, de corruption et de blanchiment d’argent, et tous deux ont plaidé non coupable. Ils resteront détenus jusqu’à la prochaine audience fixée au 17 mars.
La communauté internationale s’est divisée entre la condamnation de l’attaque américaine contre Caracas et les félicitations pour la chute de Maduro.
L’UE a soutenu que la transition politique au Venezuela doit inclure les dirigeants de l’opposition Maria Corina Machado et Edmundo González, et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a averti que l’action militaire des États-Unis pourrait avoir « des implications préoccupantes » pour la région, se montrant préoccupé par une possible « intensification de l’instabilité interne » au Venezuela.
