Madère : Ireneu Barreto souligne les risques constitutionnels dans la subvention

Madère : Ireneu Barreto souligne les risques constitutionnels dans la subvention

Dans un communiqué, le cabinet d’Ireneu Barreto indique que, « après avoir achevé l’analyse des normes de l’ordonnance n.º 12-B/2026/1 du 6 janvier, qui ont créé l’obligation pour les bénéficiaires du soi-disant subside social de mobilité d’avoir leur situation contributive et fiscale régularisée, le représentant de la République pour la Région Autonome de Madère, reconnaissant la jurisprudence déjà existante en matière de droits des régions autonomes, estime qu’il existe des raisons fondées de soulever la question de sa constitutionnalité ».

 

Toutefois, il ajoute que, compte tenu de la décision du gouvernement de la République, annoncée mercredi, de suspendre cette exigence, le juge conseiller va attendre « les développements ultérieurs dans ce dossier avant d’entamer toute procédure auprès du Tribunal constitutionnel ».

« Par-dessus tout, et comme cela a déjà été souligné, il importe qu’avec pragmatisme, des solutions soient trouvées en temps utile pour ne pas remettre en question les principes d’égalité, de continuité territoriale et de cohésion sociale », affirme Ireneu Barreto.

Mercredi, le gouvernement de la République a annoncé la suspension de l’exigence d’une situation contributive régularisée pour accéder au subside social de mobilité jusqu’à la fin janvier, précisant qu’il souhaitait évaluer l’application de la mesure avec les exécutifs des Açores et de Madère.

Selon le gouvernement, avec ce report, le traitement des paiements de remboursements via la nouvelle plateforme électronique, prévu pour commencer aujourd’hui, « ne sera pas disponible dans les premiers jours ».

Le 6 janvier, une modification de l’ordonnance définissant le mode de calcul de la valeur du subside social de mobilité a été publiée, introduisant comme critère d’accès au remboursement des billets la « régularité de la situation contributive et fiscale du bénéficiaire, vis-à-vis de la Sécurité Sociale et de l’Autorité Fiscale et Douanière ».

Cette mesure a suscité la contestation des gouvernements régionaux et des partis politiques des Açores et de Madère, qui ont accusé le gouvernement de discriminer les citoyens des régions autonomes.

Le 8 janvier, Ireneu Barreto avait déjà annoncé qu’il pourrait soulever la question de la constitutionnalité de la norme exigeant l’absence de dettes pour accéder au subside.

Créé en 2015, le subside social de mobilité garantit des passages aériens entre Madère et le continent (aller-retour) à 79 euros pour les résidents et 59 euros pour les étudiants, mais implique le paiement intégral du billet, jusqu’à un plafond maximum de 400 euros, un montant qui est parfois dépassé par les compagnies, le remboursement étant effectué après le voyage.

Dans le cas des Açores, le montant maximum payé est de 119 euros pour les résidents de l’archipel et de 89 euros pour les étudiants, avec une limite de 600 euros pour le coût éligible du billet, et il est également nécessaire de payer d’abord l’intégralité du montant lors de l’achat.