La demande d’« Exemption de Charges et Remise de Dette pour une Période de 6 Mois aux Résidents et Entreprises de la Zone Centre Affectés par la Tempête Kristin » est adressée à l’État portugais, à la Sécurité Sociale, aux entreprises de télécommunications Vodafone, MEO, NOS, à EDP, à Águas de Portugal, à Galp énergies, Endesa et autres.
Une expatriée de Leiria vivant en Belgique a décidé de retrousser ses manches et d’aider à distance, car la « catastrophe a également touché » sa famille qui, bien que saine et sauve, a subi des dommages à sa maison, laquelle a perdu une partie de son toit et de ses fenêtres.
« J’ai un emploi de 09h00 à 17h00, mais je fais tout pour diffuser la pétition, je l’ai déjà envoyée aux entités compétentes et je fais appel à la compréhension de mon angoisse, beaucoup de gens signent sans partager, donc en plus des groupes WhatsApp et Facebook, j’ai décidé d’envoyer aux médias », a expliqué Ana Filipa Ramos à Lusa.
Pour Ana Ramos, au-delà des aides annoncées par le gouvernement, les entreprises fournissant des biens essentiels tels que l’électricité, l’eau et les télécommunications « doivent aider dans le cadre d’actions de responsabilité sociale ».
La pétition demande l’examen de l’« exemption totale de charges, pour une période minimale de six mois, aux résidents et entreprises attestés affectés, concernant les services suivants : eau, électricité, gaz, télécommunications, incluant, entre autres, Vodafone, MEO et NOS et paiements à l’État ».
Travaillant à la Commission européenne à Bruxelles, Ana Ramos se montre préoccupée par ce qu’elle considère être la « lenteur de la machine gouvernementale » dans la distribution des aides, soulignant également le travail louable de plusieurs associations dans la distribution des fonds qui leur sont alloués.
Pour Ana Ramos, le maintien intégral des charges ainsi que l’application d’intérêts, de pénalités ou de frais supplémentaires représentent « un fardeau disproportionné et incompatible avec les principes d’équité, de responsabilité sociale et de solidarité qui doivent prévaloir dans des situations de cette nature ».
« Les préjudices matériels, l’impossibilité temporaire de bénéficier des services souscrits et les coûts accrus liés à la récupération et à la reconstruction ont placé de nombreux citoyens et entreprises dans une situation exceptionnelle de vulnérabilité économique, indépendante de leur volonté et relevant de la force majeure », peut-on lire dans le texte accompagnant la pétition.
Les pétitionnaires demandent une remise totale des dettes correspondant à cette période de six mois, ne se limitant pas à des reportements ou à des plans de paiement futurs, ainsi que l’exemption de toutes pénalités, intérêts de retard, frais administratifs ou coûts supplémentaires liés aux montants échus ou impayés au titre de cette période.
De plus, dans la mesure du possible, ils demandent l’exemption ou la suspension temporaire du paiement des impôts, taxes et contributions, pour une période minimale de six mois, pour les résidents et entreprises directement affectés.
« Nous considérons que l’adoption de ces mesures exceptionnelles constitue une contribution essentielle à la reprise économique, sociale et émotionnelle de la région, permettant aux citoyens et aux entreprises de reprendre progressivement la normalité, sans le fardeau accumulé de charges résultant d’une calamité qui ne leur est pas imputable », indique le texte.
La pétition se termine en exprimant sa confiance dans le fait que les institutions destinataires de la demande « sauront répondre avec sensibilité, responsabilité sociale et vision à long terme, reconnaissant que le soutien aux communautés en temps critique renforce la confiance et la cohésion sociale ».
La pétition, qui comptait 261 signatures à 12h00 aujourd’hui, peut être signée sur le site des Pétitions Publiques à l’adresse https://peticaopublica.com/pview.aspx?pi=PT129610.
Dix personnes sont mortes depuis la semaine dernière à la suite des intempéries. La Protection Civile a recensé cinq décès directement associés au passage de la dépression Kristin et la municipalité de Marinha Grande a annoncé un autre décès, auxquels s’ajoutent ensuite quatre décès dus à des chutes de toits (lors de réparations) ou à une intoxication d’origine générée par un groupe électrogène.
Leiria, Coimbra et Santarém sont les districts les plus touchés, avec la destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, des chutes d’arbres et de structures, des coupures ou des restrictions de routes et de services de transport, entre autres.
Le gouvernement a décrété un état de calamité jusqu’au dimanche prochain pour 68 municipalités et a annoncé un ensemble de mesures de soutien allant jusqu’à 2,5 milliards d’euros.
