« Il est urgent de protéger les rives du fleuve Mondego entre le pont de la Portela et Rebolim, ainsi que de draguer le Mondego de la Portela jusqu’au barrage-pont », a déclaré la conseillère municipale Ana Bastos, lors du point avant l’ordre du jour de la réunion d’aujourd’hui de l’exécutif, dirigé par le PS.
Selon la conseillère de la coalition Juntos Somos Coimbra (PSD/IL/CDS-PP/Nós, Cidadãos/PPM/Volt/MPT), l’Agence Portugaise de l’Environnement (APA) a déjà reconnu l’urgence de ces actions, notamment sur la rive droite du Mondego, près de la confluence avec le fleuve Ceira, où « l’érosion évolue de façon alarmante ».
« Chaque jour, nous perdons du territoire dans cette zone qui s’effondre avec le violent écoulement des eaux. Il est important d’évaluer l’aggravation des dommages causés par ces crues et d’assurer leur réalisation urgente », a-t-elle proposé.
La coalition, qui compte cinq conseillers élus, a également défendu, par la voix d’Ana Bastos, la création de « redondances minimales » en matière d’énergie électrique et de communications en cas d’urgence.
« C’est pourquoi nous proposons que la municipalité de Coimbra encourage l’acquisition de générateurs et d’équipements de communication via Starlink pour équiper toutes les mairies d’arrondissement de la commune, la mairie elle-même et les forces de sécurité (pompiers et protection civile) », a-t-elle défendu.
Pour Ana Bastos, cette mesure « garantirait que, même en cas de défaillance du réseau électrique ou des communications traditionnelles, chaque arrondissement disposerait d’un point sûr où tout citoyen pourrait recharger des téléphones mobiles, contacter des membres de sa famille, des services d’urgence et recevoir des informations actualisées et fiables ».
« Les mairies d’arrondissement sont la structure publique la plus proche des populations. Elles sont par nature le premier point de soutien en cas de crise. Les doter de moyens de communication autonomes et d’énergie d’urgence est un investissement dans la sécurité, la résilience et la tranquillité de nos citoyens », a-t-elle souligné.
La conseillère, qui lors du mandat précédent avait la responsabilité de l’aménagement du territoire de la municipalité, a également attiré l’attention sur les problèmes d’urbanisme, mentionnant que certaines décisions humaines augmentent les risques d’inondations, notamment la surimperméabilisation des sols, l’occupation des lits de crue ou l’absence d’entretien des cours d’eau.
Dans un point avant l’ordre du jour marqué par les inondations qui ont affecté la commune, la présidente de la mairie (PS/Livre/PAN), Ana Abrunhosa, a remercié la résilience des habitants de Coimbra au cours des derniers jours, ainsi que la présence de l’État.
« Nous n’avons pas manqué de soutien de l’État », a-t-elle affirmé, en mentionnant également la forte présence du gouvernement à Coimbra, reconnaissant avoir dit aux dirigeants d’aller « dans d’autres communes » qui avaient plus besoin d’eux.
Toujours lors du point avant l’ordre du jour, la conseillère chargée de la culture, Margarida Mendes da Silva, a annoncé que la municipalité organiserait un concert solidaire le 4 mars, au Couvent São Francisco, dont l’affiche sera annoncée ultérieurement.
