« L’intervention au Groenland ne peut pas être acceptée par le Portugal. »

"L'intervention au Groenland ne peut pas être acceptée par le Portugal."

Marcelo Rebelo de Sousa, qui n’avait pas encore commenté publiquement l’attaque militaire des États-Unis d’Amérique contre le Venezuela réalisée le 3 janvier, avec la capture du Président Nicolás Maduro, a parlé aux journalistes à ce sujet à la fin d’un forum économique, au Beato, à Lisbonne, auquel il a participé avec le Président de l’Estonie, Alar Karis.

Interrogé sur la façon dont il qualifie l’intervention nord-américaine au Venezuela, le chef de l’État a répondu : « Le gouvernement a pris une position qui a été coordonnée avec moi dès le début. La première position, la première réaction du gouvernement a été très simple : dire qu’il devait être respecté le droit international et la Charte des Nations Unies, dès le début, mais respecter ensuite, tout au long du processus, car c’est un processus ».

« Et, par conséquent, dans ce sens, pour nous, il est fondamental qu’elle soit respectée, et ce respect est une réalité qui a suscité la préoccupation des autorités portugaises, ce qui signifie qu’elles ont pris conscience qu’il s’agissait d’une intervention qui, d’une certaine manière, mettait surtout en question la Charte des Nations Unies », a ajouté le Président de la République.

D’autre part, interrogé sur les prétentions manifestées par l’administration nord-américaine concernant le Groenland, Marcelo Rebelo de Sousa a déclaré que « le Portugal n’a jamais dit qu’il enverrait des militaires au Groenland », mais a dit comprendre que certains alliés de l’OTAN « veuillent avoir une présence » dans ce territoire autonome sous souveraineté danoise.

« Une présence qui signifie quoi? Solidarité: Nous sommes ici parce que l’OTAN est solidaire, et nous sommes solidaires. L’OTAN est une alliance défensive. Si nous sommes solidaires dans la défense contre les attaques de l’extérieur, alors à plus forte raison nous sommes solidaires dans la défense contre les tentations de mésententes à l’intérieur », a-t-il encadré.

Selon le chef de l’État, la position portugaise est « très claire » sur cette question: « Tout ce qui serait une intervention au Groenland qui signifierait, là encore, le non-respect du droit international, de la Charte des Nations Unies, et dans ce cas aussi des engagements pris dans le cadre de l’OTAN, ne peut être accepté et signé par le Portugal ».

Marcelo Rebelo de Sousa a demandé « comment une alliance peut-elle être forte à l’extérieur si elle n’est pas forte en elle-même » et a plaidé pour que l’Europe reste unie.