Les syndicats de Leiria demandent l’urgence dans le paiement des salaires de janvier.

Les syndicats de Leiria demandent l'urgence dans le paiement des salaires de janvier.

« La USDL exige qu’aucun travailleur ne voie son revenu diminuer ou ses droits réduits. Il est urgent de garantir le paiement des salaires de janvier, en dépassant les difficultés de nombreuses entreprises à traiter les salaires », affirme la structure syndicale dans un communiqué.

La USDL déclare, en collaboration avec les syndicats de la CGTP-IN dans le district, qu’elle procède à un « bilan de la situation des travailleurs » et qu’elle va entreprendre, « dès les prochains jours, une action de contact et de clarification » afin « de les mobiliser dans la défense de leurs droits ».

Pour l’union syndicale, « la réponse sur le terrain a démontré, une fois de plus, le rôle irremplaçable des travailleurs dans la sauvegarde des vies et des biens et dans la réponse à toute sorte de situations ».

« L’impact de la destruction, dans tout le district, affectera très significativement la vie collective des travailleurs et de leurs familles pendant longtemps », observe-t-elle.

La USDL exige également « que le gouvernement assume ses responsabilités et réponde aux nombreux problèmes révélés la semaine dernière, il est essentiel de mobiliser des ressources publiques pour récupérer ce qui a été détruit ».

« L’annonce faite par le gouvernement de mesures pour répondre à la calamité, en plus d’être tardive et insuffisante, utilise les ressources de la Sécurité sociale, notamment avec des exonérations des contributions patronales à la Sécurité sociale et au régime de ‘chômage partiel’ simplifié », observe l’union syndicale.

Ce faisant, dit-elle, le gouvernement affaiblit « encore une fois, la Sécurité sociale, en lui attribuant un rôle qui devrait être joué par le budget de l’État et provenir de fonds des impôts ».

« Dans un contexte où la destruction des habitations permanentes est très vaste, les aides de 10 000 euros annoncées pour leur réparation sont, dans de nombreux cas, manifestement insuffisantes pour couvrir les dommages causés », observe la USDL.

La USDL manifeste également « toute sa solidarité avec les populations touchées par la tempête Kristin, avec tous ceux qui souffrent des conséquences de cette intempérie et adresse ses sincères condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie dans cette tragédie ».

« Nous adressons un salut particulier à tous ceux qui sont sur le terrain pour tenter de résoudre cette calamité, aux travailleurs et à toute la population du district de Leiria et nous soulignons le rôle des municipalités et de la protection civile dans l’intervention et le secours des familles et communautés », affirme-t-elle.

Le Conseil Districtal de la USDL a convoqué pour le 16 février une Assemblée Districtale des Syndicats « afin d’analyser plus profondément la situation de l’emploi dans le district et de coordonner les différents niveaux de réponse ».

Dix personnes sont mortes depuis la semaine dernière en raison du mauvais temps. La Protection civile a comptabilisé cinq décès directement liés au passage de la dépression Kristin et la municipalité de Marinha Grande a annoncé une autre victime mortelle, à laquelle s’ajoutent ensuite quatre décès enregistrés suite à des chutes de toits (pendant des réparations) ou à une intoxication liée à un générateur.

Leiria, Coimbra et Santarém sont les districts ayant subi le plus de dégâts, avec destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, chutes d’arbres et de structures, coupures ou restrictions des routes et des services de transport, coupures de courant, d’eau et de communications, entre autres dommages.

Le gouvernement a décrété l’état de calamité jusqu’au dimanche prochain pour 68 communes et a annoncé un plan d’aide jusqu’à 2,5 milliards d’euros.