Les planifications et prévisions du Programme Ferroviaire 2020 étaient « irréalistes ».

Les planifications et prévisions du Programme Ferroviaire 2020 étaient "irréalistes".

Dans un communiqué, l’entité a indiqué que « jusqu’à la fin de 2024, l’exécution financière globale atteindra 1,880 milliard d’euros, ce qui représente un taux d’exécution de 69,1% par rapport à la prévision initiale du Programme et de 91,9% par rapport à la prévision ajustée ultérieurement par les Infrastructures du Portugal (IP) ».

 

Selon le Tribunal de Comptes (TdC), « le taux de réalisation physique global s’est fixé à 65% par rapport à la prévision initiale et à 88,5% par rapport au plan ajusté », indiquant que le plan initial et la prévision ajustée s’étaient avérés « irréalistes ».

« Le programme aurait dû être exécuté d’ici 2021, la grande majorité des interventions devant être achevées avant 2020, mais le rapport révèle que le décalage dans l’exécution du Programme est déjà de cinq ans, la conclusion étant désormais prévue par l’IP pour 2027 », indique-t-il.

Selon le TdC, l’audit a conclu que « le décalage entre la planification du F2020 [Ferrovia 2020] et sa réalisation résultait d’un ensemble de contraintes internes et externes à l’IP », soulignant que parmi les facteurs internes, l’auditeur « pointe un plan initial trop optimiste et les limitations de capacité de la propre entité ».

Quant aux facteurs externes, « diverses faiblesses ont été identifiées, notamment, le manque de capacité du marché et des concepteurs, les révisions successives des projets, les écarts dans les processus de passation de marchés, les litiges précontractuels et les contretemps dans divers permis ».

Selon le TdC, « dans le cadre du contradictoire, l’IP a également mentionné la complexité inhérente à la passation de marchés publics de ce type de projets, dont le délai typique, depuis la conception jusqu’à la mise en service, dépasse les six ans ».

Le Tribunal de Comptes a également souligné « le dépassement des délais d’exécution des travaux (en moyenne, le double du prévu) », ce qui dénote, a-t-il souligné, « des problèmes au niveau de la planification des processus d’acquisition et de gestion des travaux, avec des répercussions potentielles sur les coûts totaux des ouvrages », mais aussi sur « la restriction de la concurrence » car les « dérapages de délais indiquent l’attribution de propositions avec des délais d’exécution irréalistes ».

Le TdC a indiqué que « le F2020 prévoyait l’intervention sur un total de 1.193 kilomètres de voies ferrées, les Corridors Internationaux du Nord et du Sud étant les plus étendus avec 380 km et 280 km, respectivement ».

Ainsi, « ces deux corridors ont présenté les meilleures performances en termes d’exécution financière (98,8% et 97,6%, respectivement) », ajoutant qu’en termes physiques, l’exécution se situait autour de 97%.