Les organisations exigent la parité 50-50 entre femmes et hommes (et il y a des échecs)

Les organisations exigent la parité 50-50 entre femmes et hommes (et il y a des échecs)

Dans le cadre du lancement de la campagne « Paridade Já! | Parity Now! », les organisations alertent dans un communiqué que, malgré des avancées ponctuelles en Europe, la sous-représentation féminine demeure structurelle dans les espaces de décision politique, économique, sociale, culturelle et sportive.

Des données de l’Institut Européen pour l’Égalité de Genre (EIGE) indiquent qu’en 2024, les femmes occupaient 35% des postes ministériels dans l’Union Européenne (UE), 33% des parlements nationaux et 35% des conseils d’administration des plus grandes entreprises cotées.

La campagne « Paridade Já! | Parity Now! » coïncide avec la récente recommandation du Comité de la Convention des Nations Unies pour l’Élimination de Toutes les Formes de Discrimination contre les Femmes (CEDAW), adoptée en 2024, qui établit la représentation égalitaire comme une exigence démocratique contraignante dans le cadre du Droit International des Droits Humains.

La PpDM dénonce que la Loi de Parité continue à échouer dans la pratique au Portugal.

Selon l’entité, lors des élections législatives de 2025, plusieurs listes ont violé le seuil minimum de 40% sans conséquences effectives, en raison de délais de réclamation courts, de l’absence de légitimité procédurale de la société civile et de l’absence de sanctions alternatives.

« Après une plainte déposée par la PpDM, les entités compétentes ont confirmé la violation de la loi et, simultanément, l’absence de réponses alternatives permettant à la société civile d’initier un processus de correction, montrant que le non-respect de la Loi de Parité peut se produire sans effets pratiques réels », rappelle-t-elle.

La législature actuelle compte 33,5% de députées, en dessous du minimum légal — seulement 77 des 230 mandats parlementaires sont occupés par des femmes, selon la même source.

La PpDM rappelle que, depuis 2015, elle recommande la révision de la loi pour un modèle de parité pleine, contribuant aux débats législatifs, campagnes publiques et suivi des programmes électoraux.

« Au Portugal, la parité continue à être traitée comme une formalité légale et non comme un impératif démocratique. Sans mécanismes efficaces de contrôle et de sanction, la sous-représentation des femmes continuera à être tolérée », indique la présidente de la PpDM, Paula Barros, citée dans le communiqué.

L’initiative lancée appelle désormais les États — en particulier le Portugal — à « mettre pleinement en œuvre » les obligations internationales, à institutionnaliser la parité 50-50, à garantir des ressources budgétaires adéquates, à assurer des listes alternées femme-homme et à promouvoir l’autonomisation politique féministe.

« Tant que les systèmes politiques continueront à exclure plus de la moitié de la population des espaces de décision, les démocraties resteront incomplètes et incapables de répondre aux défis sociaux, économiques et politiques actuels », souligne la représentante de la PpDM au Conseil d’Administration du LEM, Ana Beatriz Cardoso.

Le LEM a également demandé des informations aux dirigeants politiques portugais sur les mesures adoptées pour atteindre la parité complète, s’engageant à divulguer les réponses — ou leur absence — lors de la Journée Internationale des Femmes, le 8 mars.