Les maires de Lezíria do Tejo demandent des soutiens exceptionnels pour réparer les dommages.

Les maires de Lezíria do Tejo demandent des soutiens exceptionnels pour réparer les dommages.

Dans un mémorandum signé par les présidents des 11 municipalités qui composent la CIMLT, il est affirmé qu' »aucune mesure exceptionnelle ni aucun soutien similaire n’ont encore été déterminés pour couvrir l’ensemble des municipalités de la Lezíria do Tejo », malgré les « lourds dommages » causés par les diverses intempéries depuis janvier.

Selon le document, les tempêtes ont causé des dommages aux infrastructures publiques, aux habitations et aux activités économiques, aggravant la vulnérabilité de plusieurs communautés et créant des situations qui dépassent « la capacité financière, opérationnelle et technique » des municipalités.

La CIMLT souligne donc la nécessité d’assurer une réponse « équitable et juste », garantissant que toutes les municipalités aient accès aux mêmes instruments de soutien.

Parmi les 11 municipalités de la CIM de Lezíria do Tejo, seules Santarém, Golegã et Rio Maior sont couvertes par la résolution du Conseil des ministres qui a déclaré l’état de calamité, laissant de côté Almeirim, Alpiarça, Azambuja, Benavente, Cartaxo, Chamusca, Coruche et Salvaterra de Magos.

La CIMLT décrit des dommages « très significatifs » dans divers domaines, à commencer par les routes. Le mémorandum indique qu' »il a été constaté d’importants dommages aux infrastructures routières de toutes les municipalités touchées », y compris des affaissements de chaussées, des glissements de terrain, la destruction de talus et l’effondrement des systèmes de drainage, ainsi que des interruptions d’accès essentiels.

Ces dommages, lit-on dans le document, « compromettent fortement la mobilité des populations » et exigent des interventions « urgentes » pour garantir la circulation sécurisée des personnes et des biens.

L’agriculture, secteur central de la région, est désignée comme l’un des domaines les plus touchés. La CIMLT souligne qu' »il y a eu de lourdes pertes de cultures, la destruction de systèmes d’irrigation, d’entrepôts, de serres et d’équipements agricoles », mettant en péril la viabilité économique de plusieurs exploitations.

Le commerce local a également subi des dommages importants. Selon la CIMLT, « de nombreux établissements commerciaux ont été inondés, subissant des dommages aux installations, aux équipements et aux stocks », conduisant à l’arrêt temporaire des activités et aggravant la fragilité du tissu économique de la région.

Dans les habitations privées, des dommages « considérables » ont été identifiés, affectant les structures, les réseaux électriques et les systèmes d’approvisionnement, obligeant de nombreuses familles à faire face à des « dépenses imprévues » pour restaurer des conditions minimales d’habitabilité.

Les municipalités estiment que les conditions sont réunies pour que l’État propose des soutiens extraordinaires, plaidant pour la mobilisation de fonds déjà appliqués par le gouvernement dans d’autres régions touchées par la tempête Kristin.

Parmi les mesures demandées figurent des aides pour la reconstruction des infrastructures publiques, une flexibilité financière pour « accélérer les procédures de passation de marchés et d’exécution de travaux urgents » et le recours à des fonds communautaires destinés à la résilience et à l’adaptation climatique.

Le mémorandum est signé par les présidents des municipalités d’Almeirim, Alpiarça, Azambuja, Benavente, Cartaxo, Chamusca, Coruche, Golegã, Rio Maior, Salvaterra de Magos et Santarém, ce dernier, João Leite, étant également président du Conseil Intermunicipal.

Seize personnes sont mortes au Portugal à la suite du passage des dépressions Kristin, Leonardo et Marta, qui ont également fait plusieurs centaines de blessés et de sans-abri.

La seizième victime est un homme de 72 ans qui est tombé le 28 janvier alors qu’il réparait le toit de la maison d’un proche, dans la municipalité de Pombal, et qui est mort le 10 février aux Hôpitaux de l’Université de Coimbra (HUC).

La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, ainsi que la coupure d’énergie, d’eau et de communications, les inondations et les crues sont les principales conséquences matérielles du mauvais temps.

Les régions du Centre, de Lisbonne, du Vale do Tejo et de l’Alentejo sont les plus touchées.

Le gouvernement a prolongé l’état de calamité jusqu’au 15 pour 68 municipalités et a annoncé des mesures de soutien allant jusqu’à 2,5 milliards d’euros.