Les humoristes Hugo Sousa (portugais), Gilmário Vemba (angolais) et Murilo Couto (brésilien) – ‘Tons de Comédia’ -, qui ont été retenus au Mozambique, ont atterri au Portugal en fin d’après-midi ce lundi, critiquant le « traitement inhumain » auquel ils ont été soumis à l’aéroport de ce pays.
« Le traitement a été inhumain. L’aéroport du Mozambique n’a pas les installations nécessaires pour accueillir les gens. Puisque nous, Angolais et Portugais, avons une exemption de visa, le spectacle avait déjà été annulé, il n’y avait aucun risque de fuite. Nous avions le billet pour le lendemain, nous avions tout », a déclaré Gilmário Vemba aux journalistes à l’aéroport.
Interrogés sur un éventuel retour pour réaliser le spectacle, les trois comédiens ont répondu : « Si nous avons l’assurance que rien de tout cela ne se reproduira ».
« Nous voyageons un peu partout dans le monde et nous nous préparons pour tous les pays où nous allons, afin de garantir que rien de mal ne se produise. Nous sommes trois personnes, c’est une grande logistique et cela ne s’est jamais produit dans un autre pays. Ni en Europe, ni en Angola, ni à São Tomé », a souligné Gilmário.
Hugo Sousa a également noté, en réponse aux nouvelles concernant l’absence de visas de travail, qu’ils ne peuvent pas réaliser une ‘tournée’ « d’une telle ampleur et se permettre de plaisanter ». « Il y avait entre 1 300 et 1 500 personnes qui attendaient. On savait que des politiciens allaient venir ».
En ce qui concerne un éventuel refus d’entrée motivé politiquement, Gilmário Vemba a précisé que « c’est une question qu’il faut poser au gouvernement mozambicain ».
« De mon côté, je ne peux pas affirmer que ce soit le cas. Ils ont prétendu que c’était parce que nous n’avions pas le fameux visa d’activités culturelles. Qu’il en soit ainsi ou non, je ne peux le confirmer. Je ne peux que dire ce qui a été dit à l’aéroport et la façon dont nous avons été traités », a-t-il déclaré, soulignant qu’il est ami de Venâncio Mondlane.
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Les humoristes Hugo Sousa (portugais), Gilmário Vemba (angolais) et Murilo Couto (brésilien) – ‘Tons de Comédia’ – ont été retenus dimanche à l’aéroport de Maputo, au Mozambique, alors qu’ils tentaient d’entrer dans le pays pour réaliser un spectacle prévu pour l’après-midi de ce jour-là (20 juillet).
« Avant tout, nous tenons à nous excuser auprès de toutes les personnes déjà présentes au théâtre. Nous sommes ici à l’aéroport de Maputo et nous avons rencontré un problème, sans vraiment savoir de quoi il s’agit », a expliqué Hugo Sousa, ajoutant : « On ne nous laisse pas entrer dans le pays ».
Ce lundi, le directeur général du Service National de Migration (Senami) mozambicain a justifié le refus d’entrée dans le pays à trois humoristes parce qu’ils ont essayé de le faire avec un visa touristique, alors qu’ils avaient l’intention de réaliser un spectacle.
« Ils sont venus au pays mais n’ont pas respecté les critères selon lesquels ils venaient. Parce qu’ils venaient pour réaliser un spectacle, un ‘show’. C’est une activité culturelle », a déclaré le directeur général, Zainedine Danane, interrogé par la Lusa en marge de l’événement marquant ce jour les 50 ans du Senami, à Maputo.
Aussi ce lundi, ‘Tons de Comédia’, dans un communiqué, explique qu’après le débarquement et avant de se rendre au comptoir de l’immigration, ils ont été abordés « par un agent de l’autorité » qui leur a demandé leurs passeports, « prétendant qu’ils bénéficieraient d’une priorité du fait de la proximité du spectacle ».
Lorsque la délégation s’est rendue au comptoir de l’immigration, « le même agent a exigé le visa d’activités culturelles ».
« Le groupe a répondu qu’il avait demandé ce même visa uniquement pour Murilo Couto, car en tant que Brésilien, il ne pouvait pas bénéficier de l’exemption de visa. Pour cela, il a été notifié de présenter le justificatif de séjour à Maputo, dûment tamponné par l’hôtel. Ce document a été envoyé quelques minutes après la demande, les jours précédant le voyage, mais il n’y a jamais eu de réponse », peut-on lire.
Comme « ils disposaient de toute la documentation nécessaire, le groupe s’est montré prêt à procéder au visa de frontière et effectuer le paiement correspondant », sachant qu’une « table de prix » était affichée aux comptoirs destinés à cet effet.
Il convient de noter qu’à la Lusa, un membre de Showtime a expliqué que l’objectif était, à l’aéroport, d’acquérir le visa d’activités culturelles et de poursuivre le voyage et le spectacle.
[Actualisé à 20h12]


