« Nous exprimons notre pleine solidarité avec le système de la Réserve fédérale et son président, Jerome H. Powell », déclare le communiqué conjoint diffusé aujourd’hui.
Selon les signataires de cette lettre de soutien, « l’indépendance des banques centrales est essentielle à la stabilité des prix, financière et économique, au bénéfice des citoyens ».
Cette déclaration fait suite aux propos tenus dimanche par le président de la Fed, Jerome Powell, annonçant que l’institution avait reçu une assignation du Département de la Justice susceptible d’entraîner des accusations criminelles visant sa destitution, à la suite d’une audition au Congrès en juin, durant laquelle il avait été interrogé sur les coûts supplémentaires des rénovations au siège de la Fed à Washington.
Le président de la banque centrale a défendu que la procédure « sans précédent » reposait sur un « prétexte », et que l’assignation faisait partie de la pression continue exercée par le président des États-Unis, Donald Trump, sur l’institution pour réduire plus drastiquement les taux d’intérêt, même avec une inflation supérieure à l’objectif de 2%. Powell a également déclaré qu’il ne céderait pas à la pression du gouvernement.
La procureure des États-Unis pour le district de Columbia, Jeanine Pirro, a indiqué que la Fed avait ignoré un contact de son bureau pour discuter des coûts excessifs de la rénovation, « rendant nécessaire le recours à des processus légaux — ce qui n’est pas une menace ».
La présidence des États-Unis a nié aujourd’hui que Donald Trump soit à l’origine de l’enquête lancée par le Département de la Justice, qui pourrait entraîner des accusations criminelles et la destitution du chef de la banque centrale, Jerome Powell.
La Maison Blanche considère Powell « incompétent dans son rôle », mais a déclaré ne pas avoir ordonné l’enquête.
Le 29 décembre, Donald Trump avait déjà envisagé la possibilité d’accuser Powell en raison des coûts de rénovation du siège de la Fed à Washington.
Le texte rendu public aujourd’hui est signé, entre autres, par la présidente de la BCE, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, ainsi que par leurs homologues de la Suède, de l’Australie, du Canada, de la Corée et du Brésil, entre autres.
