Les freguesias considèrent la révision de la loi des finances locales comme une « priorité absolue ».

Les freguesias considèrent la révision de la loi des finances locales comme une "priorité absolue".

Lors du Congrès de l’Association Nationale des Freguesies (Anafre), qui se déroule à Portimão, dans le district de Faro, un document intitulé « Lignes Générales d’Action 2026/2030 » a été présenté. Il est débattu aujourd’hui par les élus locaux. L’association a affirmé que la révision de la LFL était une « priorité absolue », en assurant « une augmentation progressive, échelonnée et contraignante de la participation des freguesies aux impôts de l’État (IRS, IRC et TVA), de 2,5 % à 5 %, dans un horizon maximal de cinq ans ».

La proposition de l’Anafre prévoit une augmentation de 1 point de pourcentage de la participation des impôts par les freguesies dès 2027 et de 0,5 point par an jusqu’à atteindre 5 % dans les années suivantes.

Parmi les 17 propositions présentées, les freguesies souhaitent également revoir les critères de distribution du Fonds de Financement des Freguesies (FFF), en « valorisant la proximité, la superficie territoriale, le vieillissement de la population et les fonctions effectivement exercées ».

Sur le plan financier, elles souhaitent également « une plus grande prévisibilité » et un renforcement « effectif de l’autonomie budgétaire » des freguesies.

L’Anafre souhaite également que les transferts vers les freguesies de Lisbonne soient actualisés, avec une équivalence annuelle à la hausse du salaire minimum national dès le budget de l’État pour 2027.

Les freguesies souhaitent également, au prochain mandat, être exonérées du paiement de la TVA pour les activités « exercées dans le cadre du pouvoir d’autorité », l’application du taux réduit de TVA (6 %) pour l’acquisition de véhicules et de biens essentiels à leur activité, ainsi que la création de programmes spécifiques atténuant l’impact fiscal sur leurs budgets respectifs.

En ce qui concerne les services offerts, ces communes proposent de renforcer le rôle des freguesies dans la prestation de services publics à travers les Espaces Citoyen, avec plus de soutien financier et technique ainsi que l’extension des services disponibles pour rentabiliser ces structures.

Elles souhaitent également recevoir 50 % des recettes générées par les services fournis dans les Espaces Citoyen, alors que le montant actuel est de 10 %.

À l’instar des municipalités, les freguesies veulent avoir le droit de priorité dans l’acquisition de biens immobiliers publics ou privés destinés à l’installation de services, d’équipements sociaux, culturels, administratifs ou à usage résidentiel public, et réclament la création d’un Programme National de Soutien aux Sièges des Freguesies, pour la construction, la requalification et la modernisation de ces installations.

Au cours des quatre prochaines années, l’Anafre continuera à défendre la création d’un Programme d’Intégration des Travailleurs Précaires des freguesies, à coordonner avec le budget de l’État, pour assurer la stabilité de l’emploi et « renforcer la capacité de réponse des services locaux ».

Elle souhaite également la révision du Système de Normalisation Comptable pour les Administrations Publiques (SNC-AP), pour qu’il soit adapté à la réalité des freguesies et « l’augmentation des limites de l’ajustement direct simplifié, suivant l’évolution des prix, assurant une plus grande agilité sans compromettre la transparence ».

Ils soutiennent également que les budgets de l’État prévoient des fonds pour des politiques de bien-être animal, afin de développer, en coordination avec les municipalités et les associations zoophiles, des plans pluriannuels pour créer ou soutenir des centres de collecte officiels.

Environ 1 300 délégués sont inscrits à la réunion plénière qui se tient jusqu’à dimanche, lors du Congrès où l’Association Nationale des Freguesies (Anafre) discutera des priorités de ce mandat et confirmera Francisco Branco de Brito (PSD) comme le nouveau président de la structure.

Le choix de Francisco Branco de Brito en tant que président résulte d’un accord pour une liste consensuelle entre le PSD, le PS et le PCP, les principaux partis ayant une représentation locale après les élections tenues en octobre 2025, à laquelle participent également des élus par des mouvements de citoyens indépendants.