Les entrepreneurs de Coimbra veulent que la connexion de l’A13 à l’IP3 soit une priorité.

Les entrepreneurs de Coimbra veulent que la connexion de l'A13 à l'IP3 soit une priorité.

Dans un communiqué, le CERC a exprimé une « profonde préoccupation » concernant la rupture d’une digue de la rivière Mondego, aux Casais, dans la commune de Coimbra, qui a entraîné l’affaissement de l’A1 au kilomètre 191.

Ces événements « ont révélé des fragilités structurelles ayant un impact direct sur la mobilité, le transport de marchandises et le fonctionnement normal de l’activité économique », a-t-il alerté.

Selon le CERC, il a été démontré que la région « ne peut pas continuer à dépendre d’une seule grande voie structurante » et, par conséquent, la connexion entre l’A13 et l’IP3 (Coimbra Nord – Souselas) doit être une priorité.

« Cette œuvre, déjà annoncée par le ministre des Infrastructures et de l’Habitat, Miguel Pinto Luz, ne peut pas être retardée ni conditionnée par des calendriers lointains ».

Pour le président du CERC, Hugo Serra, les annonces ne suffisent pas : « Nous avons besoin d’un calendrier clair et d’une exécution sur le terrain ».

Le responsable a estimé que la région « n’a pas le luxe d’attendre », car « chaque fois qu’un événement extrême se produit, l’économie se retrouve bloquée ».

« Cette liaison n’est pas un luxe, c’est une nécessité stratégique », a-t-il défendu.

Le CERC a souligné que la connexion demandée « renforce la redondance et la résilience du réseau routier national, crée une alternative efficace à l’A1, réduit le risque de blocages prolongés en situation d’urgence et renforce la compétitivité logistique des entreprises de la région ».

Les représentants du tissu entrepreneurial de la région de Coimbra ont salué l’annonce du lancement de l’appel d’offres pour le barrage de Girabolhos, qu’ils considèrent comme un « projet structurant pour une gestion intégrée et durable des ressources hydriques ».

« L’articulation entre une stratégie robuste de gestion hydrique et le renforcement des infrastructures routières est fondamentale pour garantir la sécurité, la compétitivité et la cohésion territoriale ».

Seize personnes sont mortes au Portugal suite au passage des dépressions Kristin, Leonardo et Marta, qui ont également provoqué des centaines de blessés et de personnes déplacées.

La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, et la coupure d’énergie, d’eau et de communications, les inondations et les crues sont les principales conséquences matérielles de la tempête.

Les régions Centre, Lisbonne et Vallée du Tage et Alentejo sont les plus touchées.

Le gouvernement a prolongé la situation de calamité jusqu’à dimanche pour 68 communes et a annoncé des mesures de soutien d’un montant allant jusqu’à 2,5 milliards d’euros.