Selon Paulo Fernandes, responsable de la structure de mission pour la récupération des zones affectées par la dépression Kristin, les derniers chiffres indiquent que 623 candidatures ont été soumises pour des aides à la récupération de logements jusqu’à 10 000 euros, pour un montant total de 4,5 millions d’euros.
La plateforme est disponible, depuis jeudi, sur le site Internet de la Commission de Coordination et de Développement Régional (CCDR) du Centre, à l’adresse www.ccdrc.pt.
D’après une résolution du Conseil des Ministres publiée au Journal Officiel, les aides accordées par l’État, dans le cadre des dégâts causés par la tempête Kristin, allant jusqu’à 5 000 euros pour la reconstruction de logements et l’hébergement temporaire, sont exonérées d’audit et peuvent être demandées avec des photographies.
Sont éligibles, en ce qui concerne l’habitation principale, les dépenses encourues pour financer « les travaux et interventions nécessaires à la réparation, réhabilitation ou reconstruction d’une maison principale endommagée par la tempête ‘Kristin’, intégrée dans un bâtiment situé dans une municipalité concernée et effectivement utilisée comme résidence habituelle du foyer », ainsi que les dépenses de relogement temporaire, dûment justifiées par l’impossibilité d’utiliser le logement affecté.
Pour cela, comme le stipule le décret, le « coût éligible est déterminé sur la base d’une estimation sous la responsabilité de la mairie et validée par la CCDR compétente territorialement, en utilisant éventuellement des référentiels de coûts unitaires par type de travaux ».
Selon le gouvernement, la participation publique pour chaque opération est de « 100% de la dépense éligible restante après déduction des indemnités d’assurance et autres aides, avec une limite globale de 10 000 euros par foyer résidentiel ».
Treize personnes sont mortes au Portugal depuis la semaine dernière suite au passage des dépressions Kristin et Leonardo, qui ont aussi causé des centaines de blessés et de déplacés.
La destruction totale ou partielle de maisons, d’entreprises et d’équipements, la chute d’arbres et de structures, la fermeture de routes, d’écoles et de services de transport, ainsi que la coupure d’énergie, d’eau et de communications sont les principales conséquences matérielles de la tempête.
Les régions Centre, Lisbonne et Vallée du Tage et Alentejo sont les plus touchées.
Le gouvernement a prolongé l’état de calamité jusqu’au 15 pour 68 municipalités, qui bénéficieront de mesures de soutien jusqu’à 2,5 milliards d’euros.
L’état de calamité au Portugal continental avait été initialement décrété entre le 28 janvier et le 1er février pour environ 60 municipalités, avant d’être étendu jusqu’au 8 pour 68 municipalités, puis à nouveau prolongé jusqu’au 15 février.
[Mise à jour à 16h30]
