Dans un communiqué, la Fectrans (Fédération des syndicats des transports et communications) et le STRUP (Syndicat des travailleurs des transports routiers et urbains du Portugal) ont indiqué qu’ils ont « entrepris un processus de discussion et de négociation en vue de la révision du CCTV du secteur des marchandises », les conditions étant désormais réunies pour la signature ce mardi.
L’accord sera signé avec les associations Antram (Association nationale des transporteurs publics routiers de marchandises) et ANTP (Association nationale des transporteurs portugais), les syndicats ayant cherché à « améliorer ce qui existait déjà ».
« Le résultat atteint permet de maintenir la structure actuelle du CCTV, clarifiant des aspects importants et garantissant des améliorations dans les clauses d’expression pécuniaire », ont-ils indiqué, soulignant que, bien que cela ne soit pas tout ce qu’ils souhaitaient, « cela représente une avancée significative ».
L’accord s’étend à toutes les entreprises avec le CAE de marchandises, même lorsque celui-ci est secondaire, tout en reconnaissant le « principe de la révision annuelle » des indemnités de déplacement.
« Sans préjudice des négociations, il est déjà garanti que la mise à jour minimale sera égale à l’IPC du mois de novembre de l’année précédente », lit-on dans la même note.
Le travail hebdomadaire de 40 heures est maintenu, avec huit heures par jour sur cinq jours, renforçant « l’obligation des entreprises de respecter les limites légales de la durée du travail ».
Il est ainsi « créé une pénalité pour les entreprises qui ne respectent pas les limites établies, garantissant que tout excédent de temps de travail est rémunéré avec une majoration de 75% ».
Le paiement du temps au-delà des horaires jusqu’aux limites légales des temps de travail est maintenu, étant « défini que ce paiement est dû indépendamment des moyennes réalisées ».
L’accord renforce également que les « travailleurs ne sont pas obligés de se conformer à des ordres abusifs » et le droit des chauffeurs (poids lourds et légers) au paiement du renouvellement du permis est reconnu.
Le problème ancien selon lequel « des travailleurs avec des professions et niveaux de responsabilités différents recevaient le même salaire, souvent le salaire minimum national » est résolu, et le régime de repos et congés compensatoires est clarifié.
« Les matières contenues dans le CCTV auront des effets rétroactifs au 1er janvier 2026 », indique le communiqué, qui a également souligné que « les valeurs rémunératoires feront l’objet d’une révision annuelle », tout en maintenant la règle d’actualisation basée sur le pourcentage d’augmentation du salaire minimum. Ainsi, en 2026, « cela correspond à 5,75% », mais avec « la révision de la grille salariale, certains travailleurs auront des augmentations supérieures ».
