Dans un communiqué, le SMMP a alerté sur une « grave pénurie de magistrats du ministère public », une situation qui « depuis longtemps surcharge de manière insoutenable les professionnels en fonction et compromet la qualité et l’efficacité du service ».
Le Conseil Supérieur du Ministère Public, lors de la réunion qui s’est tenue le 17 décembre, a décidé d’alerter le ministère de la Justice et le Centre d’Études Judiciaires sur la nécessité d’ouvrir, « au moins 120 postes pour intégrer la magistrature du Ministère Public », déjà en 2026.
Selon le bulletin publié par le Parquet Général de la République et consulté par Lusa, le Conseil Supérieur du Ministère Public a également considéré qu’il devrait être proposé à la ministre de la Justice « l’adoption de mesures législatives pour l’ouverture d’urgence, encore en 2026, d’un cours spécial du Centre d’Études Judiciaires, destiné à la formation de 100 magistrats ».
La troisième proposition approuvée en décembre de l’année dernière stipule qu’il devrait être demandé au président de l’Assemblée de la République l’approbation, en urgence, d’une loi permettant l’ouverture d’un cours spécial pour le recrutement de magistrats, également au cours de l’année 2026.
Face à ces trois délibérations du Conseil Supérieur du Ministère Public, le syndicat représentant les magistrats du MP a estimé qu’elles sont « un signal clair de la conscience institutionnelle quant à la situation de rupture imminente que le Ministère Public affronte ».
Pour le SMMP, cette position est la conséquence d’une « dégradation progressive des cadres du Ministère Public ».
