La mise à jour du salaire minimum mensuel garanti a été publiée lundi au Journal Officiel et représente une augmentation de 5,7 % par rapport aux 870 euros fixés en 2025.
L’accord, signé en octobre 2024 entre le gouvernement, les quatre confédérations patronales et l’Union Générale des Travailleurs (UGT), a revu à la hausse la trajectoire du salaire minimum national, prévoyant des augmentations annuelles de 50 euros afin d’atteindre 1 020 euros en 2028.
Suite aux élections législatives du 18 mai, dans le programme du gouvernement, l’exécutif a fixé un nouvel objectif pour couvrir toute la législature, visant à ce que le salaire minimum garanti atteigne 1 100 euros bruts par mois en 2029.
Le 23 septembre, après une réunion de concertation sociale, l’UGT a plaidé pour un renforcement de l’accord en vigueur, revendiquant que le salaire minimum national passe à 950 euros cette année.
De son côté, la Confédération Générale des Travailleurs Portugais – Intersyndicale Nationale (CGTP) a défendu une augmentation du salaire minimum à 1 050 euros en 2026.
À ce moment-là, la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité Sociale a affirmé que le Gouvernement « n’ouvre ni ne ferme la porte » à la révision de la trajectoire du salaire minimum national, mais lors de la présentation de la proposition de Budget de l’État pour 2026 (OE2026), il était prévu qu’il augmente à 920 euros cette année, comme prévu dans l’accord.
La mise à jour du salaire minimum national « produit des impacts significatifs sur les contrats publics, d’une durée pluriannuelle, où la composante salariale indexée à la rémunération minimale mensuelle garantie constitue un facteur déterminant dans la formation du prix contractuel, impacts pouvant compromettre l’équilibre économique et financier du contrat, avec des répercussions négatives sur la continuité et la qualité des services fournis, comme c’est le cas pour les contrats d’acquisition de services de nettoyage, de services de sécurité et de surveillance humaine, de maintenance de bâtiments, d’installations ou d’équipements et de services de restauration », indique également le décret publié lundi.
