Le programme, qui se poursuit jusqu’au 22 mars, inclut un ensemble d’initiatives visant à honorer la mémoire des victimes, renforcer la solidarité avec les familles et promouvoir la réflexion collective sur l’événement et ses impacts.
« Nous croyons qu’il était nécessaire de laisser une petite marque concernant ces 25 ans et, en fin de compte, rappeler [la tragédie], car nous avons remarqué que les jeunes en entendent parler, mais n’en ont pas connaissance et beaucoup ignorent même qu’il y a 25 ans, un accident a coûté la vie à de nombreuses personnes », a déclaré à Lusa le président de l’association, Augusto Moreira.
La gala solidaire, qui se déroulera dans la salle polyvalente de l’École secondaire de Castelo de Paiva, accueillera plusieurs entités, ainsi que les maires des municipalités où plusieurs victimes de la tragédie étaient originaires : Castelo de Paiva, Cinfães, Penafiel et Gondomar.
« Ce sera un moment de réflexion, invitant les gens à réfléchir et, en fin de compte, à partager cette union qui existait entre les familles. Je crois sincèrement que quelqu’un va pleurer, que quelqu’un va s’émouvoir », a dit Augusto Moreira.
Un des points culminants sera les cérémonies officielles, le 4 mars, qui incluent une messe en hommage aux victimes, le lâcher de fleurs à l’heure de l’accident, au bord du Douro, et l’inauguration du mémorial (25 ans) dans les paroisses concernées, avec dévoilement et bref moment de commémoration.
« Ce mémorial est symbolique. Il sera placé dans toutes les paroisses où il y a eu des victimes, afin que la paroisse n’oublie pas non plus ce fait. Le mémorial comportera ‘l’Ange du Portugal’ et une plaque avec les noms des personnes de cette paroisse qui ont perdu la vie dans l’accident », a expliqué le président de l’association.
Le programme de commémoration inclut également le 9 février l’anniversaire du Centre d’accueil créé à la suite de la tragédie, et le 20 du même mois un séminaire consacré à l’étude de la tragédie, avec une réflexion sur le rôle des médias, en présence de journalistes qui ont suivi l’événement et d’experts en communication, protection civile et gestion de crises.
Pour clore les célébrations, une marche solidaire le long du Douro est prévue pour le 22 mars.
Le pont Hintze Ribeiro, qui reliait Entre-os-Rios, dans la commune de Penafiel, district de Porto, et Castelo de Paiva, dans le district d’Aveiro, s’est effondré dans la nuit du 4 mars 2001, emportant dans les eaux du Douro un bus où se trouvaient 53 passagers et trois voitures avec six personnes. Il n’y a eu aucun survivant.
Sur le plan politique, le ministre de l’Équipement de l’époque, Jorge Coelho, démissionna immédiatement, affirmant : « La culpabilité ne peut pas mourir seule ».
Les enquêtes menées par le gouvernement et l’Assemblée de la République attribuèrent l’effondrement du pont à une « combinaison de facteurs », parmi lesquels l’extraction de matériaux en amont d’Entre-os-Rios.
Sur le plan judiciaire, il n’y eut aucune condamnation.
Le 4 mai 2002, le premier ministre de l’époque, Durão Barroso, inaugurait la nouvelle traversée du Douro, qui remplacerait le pont original, un peu plus d’un an après la tragédie.
L’ouvrage fut lancé et construit en un temps record, comme le souligna à l’époque le maire de Penafiel, qui assumait alors ses premiers mois en tant que président de cette municipalité du district de Porto.
En 2003, un monument en mémoire des victimes mortelles fut inauguré à Castelo de Paiva, œuvre de l’architecte Henrique Coelho, intitulé « Ange du Portugal », sur la base duquel sont inscrits les noms des 59 personnes qui ont péri lors de l’effondrement du pont.
Le pont d’Entre-os-Rios s’est effondré le 4 mars 2001, causant la mort de 59 personnes, mais, 25 ans après, il y a encore des familles de victimes qui n’ont pas réussi à reprendre le cours normal de leur vie.
Lusa | 09:32 – 24/01/2026