Le Premier ministre, Luís Montenegro, a annoncé jeudi qu’il avait été victime d’un « acte de désinformation avec une large diffusion publique » publié par la page Volksvargas, contre laquelle il déposera plainte. L’auteur de la publication a nié toute intention de désinformer, affirmant que son compte est une « page de satire »… et le Premier ministre est lui-même devenu un mème, en raison de la répercussion de l’affaire sur les réseaux sociaux.
Depuis les analogies avec l’affaire opposant les Anjos à Joana Marques jusqu’aux questions sur les priorités du Gouvernement (et les promesses de l’Exécutif qui n’ont pas été tenues), de nombreuses plaisanteries ont envahi Internet.
Les critiques envers l’action du cabinet du Premier ministre sont venues du propre secteur politique, par exemple avec le Bloco de Esquerda (BE), qui a soutenu que Luís Montenegro « ferait bien mieux de se préoccuper de la désinformation de Chega ».
Légitimer le Chega tout en poursuivant une page de mèmes ? L’action de Luís Montenegro s’est transformée elle-même en un beau mème. pic.twitter.com/IIS69244ZW
— Bloco de Esquerda (@BlocoDeEsquerda) 22 janvier 2026
« Ou Luís Montenegro a décidé d’adhérer à ce qu’il appelle la culture de l’annulation, ou bien il a peur que Trump soit offensé par les mèmes portugais. Tout cela est très ironique, » a déclaré José Manuel Pureza, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux du parti. « L’action de Luís Montenegro ferait un excellent mème. »
Le coordinateur du BE a suggéré… et Internet n’a pas tardé à réagir. Voyez plutôt :
— Insónias em Carvão (@insoniascarvao) 22 janvier 2026
Le @volksvargas aurait dû faire une affiche et la disséminer sur toutes les ronds-points de ce pays, apparemment comme cela ne compte pas. pic.twitter.com/DAsqsKRpio
— Insónias em Carvão (@insoniascarvao) 22 janvier 2026
— Rafu (@Rafubd) 22 janvier 2026
« Cela va devenir sérieux maintenant, vous entendez? » pic.twitter.com/9v1OnjOUX2
— João Cordeiro (@ortoirlandes) 22 janvier 2026
Eh, @volksvargas https://t.co/ad0IwJ7eae pic.twitter.com/949jndkLek
— Selada de Fruta (@seladadefruta) 22 janvier 2026
Apportez ces procès. pic.twitter.com/ytJO5on324
— Jovem Conservador de Extrema-Direita (@AndreCAVentura) 22 janvier 2026
Hé, celui-ci ne t’échappera pas @joanamarques140 pic.twitter.com/3lXojaheoq
— Selada de Fruta (@seladadefruta) 22 janvier 2026
Mardi 20 novembre, un message privé présumé du Premier ministre portugais, Luís Montenegro, a commencé à circuler sur le réseau social X (ancien Twitter), qui aurait été partagé par Donald Trump sur son réseau Truth Social, à l’instar de ce que le président américain avait déjà fait avec d’autres messages privés de leaders européens.
Dans le message présumé, Montenegro s’adresse à Trump comme « leader suprême et grand architecte de nos temps modernes » et se dit prêt à « discuter d’une vision qui assure l’accès souverain américain à nos îles des Açores ».
Hier, en réaction à la publication, le cabinet du Premier ministre a dénoncé que Luís Montenegro « a été victime d’un acte de désinformation avec une large diffusion publique, apparemment, à l’origine de l’utilisateur ‘Volksvargas' » et a avancé qu’« une plainte sera déposée auprès des instances appropriées ».
Dans un communiqué publié sur X, la page « Volksvargas » a éclairci qu’elle est « une page de satire politique, connue pour publier des mèmes » et que « le texte fictif attribué au Premier ministre a été écrit de manière à ne laisser aucun doute qu’il s’agit d’une satire ».
La même page souligne que « l’image satirique laisse absolument clair qu’il n’y a aucune intention ni possibilité de désinformer, étant même accompagnée du filigrane ‘@volksvargas’ dans le coin inférieur droit », identifiant clairement l’auteur.