Le ministre des Affaires étrangères, Paulo Rangel, a souligné ce lundi que « le Portugal valorise toujours la légalité internationale et la charte des Nations Unies », tout en précisant que « personne ne défend que Nicolás Maduro revienne au pouvoir au Venezuela ».
« J’aimerais que, lorsque les gens parlent, on prenne leurs affirmations dans leur ensemble et qu’on ne s’accroche pas à des mots isolés. Ce que j’ai dit, dans le communiqué et dans la déclaration que j’ai faite, c’est que le Portugal valorise toujours la légalité internationale et la charte des Nations Unies. C’est dans notre communiqué du matin, tous les journalistes y ont eu accès. Cela dit, ce qui est fondamental maintenant, c’est de résoudre ce problème, car lorsqu’il y a une intervention qui nécessite une révision, généralement c’est pour revenir à la situation antérieure. Or, dans ce cas, personne ne défend que Nicolás Maduro revienne au pouvoir au Venezuela« , a-t-il déclaré aux journalistes.
Dans cette optique, Rangel a indiqué qu’il est maintenant nécessaire de « travailler pour construire une solution démocratique pour le Venezuela », ce qui implique « travailler aussi avec les États-Unis, afin que la solution politique et gouvernementale qui en découlera puisse être une solution qui apporte stabilité, sécurité et un processus démocratique ». Le responsable a également défendu que « Edmundo González devrait reprendre ses fonctions ».
Le ministre a rejeté que l’intérêt du Portugal soit de profiter d’une action qui a remis en question le droit international et a souligné que la communauté portugaise au Venezuela est « la première préoccupation » de l’exécutif de Luís Montenegro.
« L’intérêt du Portugal est, étant donné la situation actuelle, défendre la communauté portugaise. Si quelqu’un est en désaccord avec cela, je suis étonné. Quand nous avons un demi-million de Portugais dans une situation de volatilité comme celle-ci, nous devons prendre soin d’eux. Je ne connais aucun Portugais raisonnable qui pourrait être en désaccord avec cela », a-t-il dit.
Le chef de la diplomatie portugaise a également interrogé si les journalistes « avaient lu le communiqué que le gouvernement portugais a émis », à midi samedi, rappelant qu' »il est clairement dit » que l’exécutif a appelé « à la retenue, au respect de la légalité internationale et de la charte des Nations Unies ».
« Il est fondamental de lire les documents que nous apportons, ne pas écouter deux commentateurs qui prennent un mot et en font un cas pour toute la journée », a-t-il lancé, précisant que, selon lui, il existe « des aspects bénéfiques dans cette intervention, l’un d’eux étant la chute du régime de Maduro », ce qui « ne signifie pas le reste ».
À noter que, samedi, les États-Unis ont mené une « attaque de grande envergure » au Venezuela, qui a abouti à la capture du chef de l’État de ce pays, Nicolás Maduro, et de son épouse, Cilia Flores.
Présents au tribunal, tant Maduro que Flores ont plaidé non coupables des accusations dont ils font l’objet, notamment de conspiration pour terrorisme lié à la drogue, de conspiration pour importation de cocaïne et de possession de mitrailleuses et dispositifs destructeurs, ce lundi à Manhattan. La prochaine audience judiciaire aura lieu le 17 mars.