L’OPEX s’inscrit dans le cadre du « Hub for Defence Innovation » (HEDI) de l’EDA, qui s’est tenu l’année dernière en Italie, faisant du Portugal le deuxième pays à accueillir cet exercice d’expérimentation d’armement.
Les tests se dérouleront au Campo Militar de Santa Margarida et bénéficieront de la représentation au niveau de l’industrie de défense « de tous les États-membres » de l’Union Européenne (UE), selon une source de l’Armée contactée par Lusa.
Parallèlement, l’exercice annuel Army Technological Experimentation (ARTEX26) de l’Armée se déroulera, avec l’édition 2025 comptant la participation de 29 entités du secteur industriel, de la recherche et académique, tant au niveau national qu’international.
Ces exercices offrent « un environnement contrôlé permettant de tester de nouvelles technologies dans des conditions opérationnelles sûres et réalistes », a indiqué la source.
Les candidatures pour participer à l’ARTEX26 sont ouvertes et doivent être soumises avant le 20 février.
« Cela favorisera le renforcement du réseau national en termes d’industrie de défense grâce à cette connexion : c’est un moyen où il est possible de se rencontrer, tester des solutions et même faire émerger de nouvelles synergies entre ce que notre industrie nationale et l’industrie européenne offrent », a-t-elle ajouté.
Les exercices permettront également de tester des systèmes autonomes terrestres et aériens, le soutien logistique, la reconnaissance et la surveillance, les munitions permanentes (drones à usage unique, ou ‘drones de sacrifice’, qui sont guidés vers une cible) et les tests de contre-mesures anti-drone.
L’EDA, dans le communiqué annonçant l’édition se déroulant au Portugal, a décrit l’OPEX comme ayant été conçu pour « accélérer l’innovation dans le domaine de la défense, en mettant en place des technologies de dernière génération, déjà à un stade de développement avancé, dans des conditions opérationnelles exigeantes et réelles ».
Cette édition vise à passer « de la phase de preuve de concept à l’établissement d’un réseau d’expérimentation multinational plus large », avec l’objectif « d’accélérer la transition des technologies prometteuses de la démonstration à une adoption rapide par les forces armées européennes », ajoute le communiqué.
