Les estimations préliminaires divulguées aujourd’hui par l’INE pour les trois premiers mois de cette année indiquent une croissance annuelle de 1,6 % en volume, soit une diminution de 1,2 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent, reflétant un ralentissement de la consommation privée, tandis que l’investissement a accéléré.
« La contribution positive de la demande intérieure à la variation annuelle du PIB a légèrement diminué, passant de 3,6 points de pourcentage au quatrième trimestre à 3,5 points de pourcentage, reflétant le ralentissement de la consommation privée », explique l’institut statistique.
En revanche, l’investissement a accéléré, reflétant la « hausse significative » de la contribution de la variation des stocks à la variation annuelle du PIB, traduisant un effet de reconstitution des stocks après la diminution observée le trimestre précédent.
Par ailleurs, la contribution négative de la demande extérieure nette à la variation annuelle du PIB s’est accentuée au premier trimestre, avec un « ralentissement marqué » des exportations de biens et de services et une « légère accélération » des importations.
Comparé au quatrième trimestre de 2024, le PIB a diminué de 0,5 % en volume, après une croissance de 1,4 % au trimestre précédent.
Selon l’INE, la contribution de la demande extérieure nette à la variation trimestrielle du PIB est passée en négatif (de +0,7 points de pourcentage à -0,7 points de pourcentage), avec une réduction des exportations de biens et de services et une augmentation des importations.
Par ailleurs, la contribution positive de la demande intérieure a diminué à 0,1 point de pourcentage, contre 0,7 point de pourcentage le trimestre précédent, en raison d’une réduction de la consommation privée.
En termes nominaux, le PIB a augmenté de 5,1 % au premier trimestre, en termes annuels (7,0 % au trimestre précédent), avec un déflateur implicite du PIB enregistrant une variation annuelle de 3,5 % (4,1 % au quatrième trimestre de 2024).
Par composantes de la demande intérieure, en volume, on a observé un ralentissement de la consommation privée entre janvier et mars (incluant les Institutions Sans But Lucratif au Service des Ménages), passant d’une variation annuelle de 4,9 % au quatrième trimestre de 2024 à 3,3 %.
Par ailleurs, l’investissement a considérablement accéléré (passant d’une variation de 1,5 % au quatrième trimestre à 6,0 %), reflétant l’augmentation de la variation des stocks, liée à la croissance des importations de biens.
La consommation publique (dépenses de consommation finale des administrations publiques) a légèrement accéléré, avec une variation de 1,3 % (1,0 % au trimestre précédent).
Au premier trimestre, la contribution négative de la demande extérieure nette à la variation annuelle du PIB s’est accentuée de -0,8 points de pourcentage à -2,0 points de pourcentage, reflétant une croissance de 1,5 % des exportations de biens et services (augmentation de 3,9 % au quatrième trimestre) et de 5,7 % des importations (5,6 % au trimestre précédent).
Les dépenses de consommation finale des ménages résidents, en volume, ont augmenté de 3,4 % en termes annuels au premier trimestre, après une variation de 5,0 % au trimestre précédent, marquant un ralentissement des deux composantes : les dépenses de consommation en biens non durables et services sont passées d’une croissance annuelle de 4,9 % à 3,2 % et la composante biens durables est passée d’un taux de 6,3 % à 4,6 %.
Par rapport au dernier trimestre de 2024, les dépenses de consommation finale des ménages résidents ont diminué de 1,1 % (variation trimestrielle de 2,8 % au trimestre précédent), reflétant une réduction de 1,0 % de la composante biens non durables et services (taux de +2,5 % au quatrième trimestre) et une diminution de 2,8 % de la composante biens durables (+6,4 % au trimestre précédent).
Les exportations de biens et de services, en volume, ont enregistré une variation annuelle de 1,5 % au premier trimestre (3,9 % au trimestre précédent), tandis que les importations ont augmenté de 5,7 % (5,6 % au trimestre précédent).
En comparaison avec le quatrième trimestre de 2024, les exportations totales, en volume, ont diminué de 0,4 % (croissance de 0,6 % au trimestre précédent). En revanche, les importations totales ont enregistré une variation trimestrielle de 1,0 % au premier trimestre de 2025 (-0,8 % au trimestre précédent).