Selon les comptes nationaux trimestriels publiés aujourd’hui par l’Institut National de la Statistique (INE), le secteur non pétrolier a affiché une croissance de 3,43 % en termes annuels, contrastant avec la baisse de 8,65 % du secteur pétrolier, qui a retranché 1,87 point de pourcentage à la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB).
Les principaux facteurs négatifs ont été la chute de l’extraction de pétrole brut (-10 %) et la contraction de l’activité dans l’administration publique (-1,50 %), le transport et le stockage, l’extraction et le raffinage du pétrole et l’extraction de diamants.
La production quotidienne moyenne de pétrole est tombée à 998 757 barils en juillet, le niveau le plus bas depuis mars 2023 et la première fois qu’elle est passée sous le million de barils par jour depuis que le pays a quitté l’OPEP en décembre 2023.
Parmi les secteurs les plus performants, on note les activités d’information et de communication, avec une croissance annuelle de 38,12 %, apportant 0,59 point de pourcentage à la variation du PIB, reflétant les changements dans la méthode d’estimation et l’augmentation des recettes des services internet et télécommunications.
Les secteurs de l’hébergement et de la restauration ont également enregistré des croissances significatives (7,99 %), le commerce (6,50 %), l’industrie manufacturière (5,15 %) et l’extraction de diamants et de minerais métalliques (6,79 %).
En agriculture, le secteur agricole et de la sylviculture a crû de 3,14 % et a contribué pour 0,60 point de pourcentage au PIB, soutenu par une augmentation de la production agricole de 3,70 %. La pêche et l’aquaculture ont crû de 3,30 %, avec une mention spéciale pour la pêche industrielle et semi-industrielle (9 %).
Durant le premier semestre de 2025, le PIB angolais a augmenté de 2,32 % par rapport à la même période de 2024. Les activités ayant le plus contribué à cette variation ont été celles de l’information et de la communication (31,96 %), l’extraction de diamants (26,29 %), l’administration publique (7,35 %) et le commerce (7,69 %).
Les secteurs ayant le plus de poids dans la composition du PIB du second trimestre ont été : l’agriculture et la sylviculture (36,67 %), le commerce (15,71 %), l’extraction et le raffinage du pétrole (12,92 %), l’administration publique (7,26 %), l’industrie manufacturière (6,73 %) et les autres services (6,65 %).
Le Produit Intérieur Brut au second trimestre de 2025 s’est élevé à 34,57 billions de kwanzas (environ 32,04 milliards d’euros), dont 531,44 milliards de kwanzas (approximativement 492,6 millions d’euros) correspondent à des taxes sur les produits nets de subventions.