Le Premier ministre, Luís Montenegro, va recevoir la CGTP mercredi 7 janvier, à la demande de la centrale syndicale.
La CGTP avait demandé une réunion avec le Premier ministre, réaffirmant l’exigence de retirer le paquet de réformes du travail, exprimée, « de manière claire », lors de la grève générale du 11 décembre.
La CGTP et l’UGT ont convoqué une grève générale pour le 11 décembre, en réponse au projet de loi de réforme de la législation du travail, présenté par le Gouvernement.
Après la grève, la ministre du Travail a convoqué l’UGT pour une réunion, lors de la première rencontre bilatérale entre les deux parties après la grève générale.
L’UGT, qui a convoqué la grève générale du 11 décembre conjointement avec la CGTP, conteste certaines mesures du projet de réforme, affirmant que les modifications du Code du Travail prévues dans le plan « Trabalho XXI » favorisent plus de précarité, facilitent les licenciements, dérèglent les horaires et attaquent la négociation collective et le droit de grève.
Dans le bilan de la paralysie, le secrétaire général a affirmé que l’adhésion des travailleurs à la manifestation a représenté « un non retentissant qui accompagne le non retentissant déjà exprimé par l’UGT et ses syndicats » et a déclaré espérer que l’exécutif saura interpréter les signaux laissés par la société ce jour-là.
Après avoir convoqué la réunion avec l’UGT, la ministre du Travail a rejeté l’idée de revenir à « la case départ » dans la réforme de la législation. Lors d’une interview à RTP Madeira, Rosário Palma Ramalho s’est montrée ouverte à prendre en compte les contributions de l’UGT, affirmant que le projet est « une base de travail et non une chose finie », mais a souligné que les solutions doivent être trouvées « à mi-chemin ».
« Le Gouvernement, bien évidemment, n’est pas disposé à revenir à la case départ, car il a présenté ce projet légitimé par le programme électoral, le programme de Gouvernement et même par l’accord tripartite qu’il a signé l’année dernière avec la Concertation Sociale, y compris avec l’UGT, et qui prévoyait que nous devions revoir la législation du travail ».
La semaine prochaine, une manifestation est prévue
Il convient de rappeler que la CGTP-IN a annoncé une manifestation pour le 13 janvier, dans le cadre des actions de lutte contre le paquet de réformes du travail.
« Après la grande grève générale du 11 décembre dernier, où les travailleurs se sont fait entendre et ont exprimé haut et fort leur rejet du paquet de réformes du travail et leur exigence de son retrait, la CGTP-IN a décidé d’organiser le 13 janvier 2026 une manifestation qui débutera à 14h30 à Camões et se dirigera vers S. Bento », peut-on lire dans le communiqué publié à l’époque.
Dans un engagement envers les travailleurs et dans le cadre des actions de lutte contre le paquet de réformes du travail, « la CGTP-IN a mené ces derniers mois une pétition où des milliers de travailleurs ont été contactés, éclairés, informés et mobilisés ».
« Des dizaines de milliers de travailleurs ont, par leur signature, exprimé le rejet de cet assaut contre leurs droits et leurs conditions de travail qui seront, le 13 janvier prochain, remis au Premier ministre », souligne le communiqué.
