Lors d’une audition parlementaire à la Commission des Infrastructures, Mobilité et Logement, le président de l’AdC a rappelé que l’entité a mené une étude sur cette question en 2024, dont une grande partie des recommandations a été adoptée par la nouvelle loi.
« Ce modèle, résultant du Décret-Loi 93/2025, repose en grande partie sur des recommandations faites par l’AdC à partir d’une étude de 2024. Dans cette étude, nous préconisions un ensemble vaste de recommandations qui, si adoptées, augmenteraient, selon nous, la concurrence », a-t-il souligné.
Nuno Cunha Rodrigues a déclaré que « beaucoup de ces recommandations ont été intégrées dans le cadre législatif et bénéficient ainsi à la concurrence ».
Le président de l’AdC a noté, entre autres aspects, « le processus de mise en œuvre de recharges sur une base ‘ad hoc’ à travers des moyens de paiement comme la carte bancaire », qui permet de « faciliter la consommation d’électricité pour les consommateurs » et qui est semblable au processus actuel d’acquisition de combustibles fossiles.
Pour Nuno Cunha Rodrigues, le nouveau régime pourrait également réduire les prix pour les opérateurs de points de charge (OPC) en éliminant le rôle du commercialisateur d’électricité pour la mobilité électrique (CEME).
Avec cela, il a indiqué que le marché national pourrait devenir plus attrayant pour de nouveaux opérateurs, créant ainsi une « incitation à l’expansion du réseau » vers des endroits ayant moins d’entreprises actives dans ce segment.
Le président de l’AdC a également averti que la période de transition entre l’ancien et l’actuel régime devrait être la plus courte possible pour éviter toute incertitude juridique.
Le nouveau règlement de la mobilité électrique, qui met fin au rôle de Mobi.E en tant que gestionnaire central du réseau public de recharge de véhicules électriques, a été publié au Journal Officiel en janvier après consultation publique par le régulateur.
Le nouveau régime, conforme au décret-loi publié en août, prévoit une période transitoire jusqu’à fin 2026 pour une coexistence du nouveau modèle avec l’ancien régime, centré sur l’entité gestionnaire du réseau de la mobilité électrique.
C’est d’ailleurs l’une des plus grandes différences par rapport au texte précédent et suit les dispositions du décret-loi du 14 août, qui retire le champ d’action de Mobi.E, entité gestionnaire du réseau de la mobilité électrique.
