Dans un communiqué, le ministère public a indiqué que, dans le cadre d’une enquête menée par le Département d’Investigation et d’Action Pénale (DIAP) régional de Lisbonne, « concernant des faits relatifs à des procédures de passation de marchés publics pour la fourniture de services à des unités militaires », des perquisitions ont eu lieu mardi au quartier général de l’état-major de l’Armée de l’air à Alfragide, à la Base aérienne n° 1 et à l’Académie de l’Armée de l’air à Sintra, ainsi qu’à l’École navale à Almada.
Ces perquisitions avaient déjà été rapportées mardi par une source judiciaire et confirmées par le bureau du procureur général de la République, par la Marine, l’Armée de l’air et le ministère de la Défense nationale.
Selon le ministère public, il s’agit de la pratique de crimes de corruption active et passive, de participation économique à une affaire, d’abus de pouvoir, de fraude fiscale qualifiée et de blanchiment, « en raison de l’existence d’indices, notamment, de favoritisme illégal d’un soumissionnaire dans des procédures de marchés publics réalisées entre 2009 et 2021, au détriment de l’État portugais ».
Les perquisitions ont eu lieu pour « la collecte de preuves », par le biais de huit mandats de perquisition domiciliaire et sept mandats de perquisition dans des unités militaires et installations d’entreprises, dans des sociétés commerciales du secteur de l’hôtellerie et de la restauration ainsi que dans des cabinets de comptabilité.
Cette opération a été menée par une équipe conjointe composée de la Police judiciaire militaire (PJM) et de l’Autorité fiscale, avec l’aide de la Direction de l’investigation criminelle de la GNR, ainsi que de cinq experts du NAT [Noyau d’assistance technique] et de trois magistrats du ministère public du DIAP régional de Lisbonne.
Mardi, les branches ont déclaré qu’elles collaboraient pleinement avec les autorités judiciaires.
