Le Mozambique réduit de plus de 11% sa dette envers le Brésil en trois mois.

Le Mozambique réduit de plus de 11% sa dette envers le Brésil en trois mois.

Selon le document, avec des données jusqu’au troisième trimestre 2025, la dette directe envers le Brésil représentait 0,3% de l’endettement total contracté par le Mozambique à l’étranger.

La réduction de la dette par rapport à la fin du deuxième trimestre, qui s’élevait alors à près de 29 millions de dollars (24,8 millions d’euros), a eu lieu juste avant la visite du Président du Brésil, Lula da Silva, à Maputo, en novembre.

Entre-temps, la Commission des Affaires Économiques (CAE) du Sénat brésilien a approuvé le 26 novembre l’autorisation d’un accord de restructuration d’une autre partie de la dette, principalement lié aux paiements en retard du Mozambique à la banque publique BNDES, d’un montant de 143 millions de dollars (122,7 millions d’euros).

Il s’agit d’une proposition de la Présidence de la République de 2024, présentée en urgence par le sénateur Fernando Farias pour être transformée en projet de résolution, selon les informations du Sénat.

Cette décision survient après la visite du Président du Brésil au Mozambique, les 23 et 24 novembre, au cours de laquelle Lula da Silva a promis de relancer les relations avec le pays africain, notamment dans le domaine économique, en signant à Maputo neuf instruments juridiques dans divers domaines.

Selon le projet approuvé au Sénat, la première tranche, de 6,7 millions de dollars (5,7 millions d’euros), devra être payée par le Mozambique 60 jours après la signature du futur accord, suivie de 10 tranches semestrielles du montant restant, avec un taux d’intérêt de 3,6% par an. « Si le paiement n’est pas effectué dans les délais, les intérêts de retard seront de 1% au-dessus du taux d’intérêt », précise le document.

Le texte ajoute que la dette du Mozambique envers le Brésil est constituée de montants en retard de deux opérations, la première étant des « crédits restant du Contrat de Restructuration de Dette signé par le Brésil et le Mozambique en 2004 ».

« En raison de la crise économique causée par la pandémie de covid-19, plusieurs pays, dans le cadre d’un accord multilatéral, ont suspendu le paiement des dettes. Dans le cas du Mozambique, la demande de suspension a été présentée en 2020 », peut-on lire dans les mêmes informations, ajoutant que la seconde opération concerne le financement de la construction de l’Aéroport International de Nacala, dans la province de Nampula.

Ces contrats ont bénéficié de la garantie du Gouvernement du Mozambique, l’état africain ayant « cessé de payer le financement de la Banque Nationale de Développement Économique et Social (BNDES) en 2017 », les échéances dues ayant été « indemnisées » à la banque publique par le Gouvernement brésilien, « qui est aujourd’hui le créancier de la dette du Mozambique ».

Le Président du Brésil a déclaré le 24 novembre, à Maputo, que le pays est « de retour » en Afrique, réaffirmant l’engagement au Mozambique dans des secteurs tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie ou les biocarburants.

« Je vois un énorme potentiel pour avancer conjointement en énergie, biocarburant, santé, agriculture, défense et technologie. Le Brésil a tout pour contribuer à la sécurité alimentaire au Mozambique », a affirmé Lula da Silva, lors de la clôture du forum économique entre les deux pays, à Maputo.

Avec le président mozambicain, Daniel Chapo, le chef de l’État brésilien a assuré aux dizaines d’hommes d’affaires des deux pays qui ont participé à cette rencontre que son Gouvernement est « à disposition pour tout » afin de « reprendre le dialogue », reconnaissant l’éloignement de l’Afrique, au cours des dernières années, des politiques et priorités publiques du pays.