Un médecin et trois pompiers ont été accusés par le ministère public (MP) d’homicide par négligence lors de l’assistance à Montemor-o-Novo, dans le district d’Évora, à une fillette de 6 ans qui est décédée en 2018, a-t-il été annoncé aujourd’hui.
Dans un communiqué publié sur le site Internet du Parquet général régional d’Évora, consulté par l’agence Lusa, le MP a révélé avoir porté des accusations contre ces quatre prévenus, « leur imputant, de manière concurrentielle, la responsabilité de la mort » de l’enfant.
« Les quatre prévenus sont accusés de faits susceptibles de constituer le crime d’homicide par négligence grave en conséquence de la violation des devoirs de soins et de fonctions auxquels ils étaient tenus », a-t-il précisé.
Selon le MP, les faits remontent au 28 octobre 2018, après que l’enfant a fait une chute et a immédiatement manifesté des symptômes de crise convulsive et de perte de conscience.
En janvier 2019, le journal Correio da Manhã avait rapporté que l’Inspection générale des activités de santé (IGAS) enquêtait sur les circonstances du décès de la fillette.
Selon des informations consultées par Lusa, l’enfant a été transportée du centre de santé de Montemor-o-Novo à l’hôpital d’Évora, où elle est arrivée en arrêt cardiorespiratoire, et a fini par décéder dans cet établissement de santé.
Une source du MP a déclaré aujourd’hui à Lusa que l’accusation désormais portée concerne ce cas.
En réponse à des questions posées par Lusa par courrier électronique, la même source a confirmé que le médecin accusé travaillait alors au centre de santé de Montemor-o-Novo, tandis que les trois pompiers faisaient partie à l’époque de la corporation de cette ville.
Citant l’acte d’accusation, le MP a allégué que, « dans un premier temps, divers protocoles de référence de la situation n’ont pas été respectés, il existe des indices selon lesquels les soins médicaux et de surveillance ensuite fournis n’étaient pas adéquats ».
« En synthèse, l’accusation soutient qu’il y a eu de graves manquements dans le secours, l’évaluation clinique et la surveillance qui ont déterminé l’issue fatale », a-t-il souligné.
En ce qui concerne une infirmière également désignée prévenue, le MP a indiqué que « les dossiers, à cet égard, ont été classés », ayant conclu à « l’absence d’indices suffisants concernant la violation des devoirs de soins » de cette professionnelle.
« L’enquête a impliqué une collecte et une analyse de preuves étendues, qui se sont révélées très complexes, ainsi que la réalisation d’examens d’expertise exhaustifs, qui, une fois achevés, ont encore nécessité des éclaircissements complémentaires, essentiels pour une pleine manifestation de la vérité », a-t-il ajouté.
Le MP a souligné que le délai pour une éventuelle ouverture d’instruction est en cours, qui, si elle n’est pas demandée, déterminera la transmission du processus pour jugement.
SM // RRL
Lusa/Fin
