« Actuellement, nous avons deux situations très critiques à Gradiz [Aguiar da Beira] et à Granjal [Sernancelhe]. La situation est très compliquée. Nous avons déjà demandé des renforts et plus de moyens aériens », a déclaré Virgílio Cunha à l’agence Lusa.
Le maire, qui était sur le terrain vers 13h20, a expliqué que la situation est « très critique » et que les moyens aériens ont effectué « une ou deux décharges intermittentes ».
« Si la continuité [des décharges par les moyens aériens] n’est pas assurée, la situation devient plus compliquée », a-t-il anticipé.
Pour l’heure, Virgílio Cunha n’a pas souhaité donner de détails sur la surface déjà brûlée dans la commune en raison de l’incendie qui a débuté samedi à Trancoso et s’est ensuite étendu à la commune d’Aguiar da Beira, également dans le district de Guarda, ni s’il y a eu des maisons d’habitation principale touchées par le feu.
« Je ne peux pas avancer ces données ou des données sur les dommages subis. Nous sommes actuellement concentrés sur la lutte contre les flammes et tentons de circonscrire l’incendie », a-t-il souligné.
Le président de la Chambre d’Aguiar da Beira a également précisé qu’en évaluant les conditions climatiques sur le terrain et la propagation du feu, « une après-midi très difficile est prévue ».
Outre cet incendie qui a commencé dans la municipalité de Trancoso, la commune d’Aguiar da Beira est également affectée par le feu qui est arrivé via Sátão (Viseu), qui a éclaté dans la nuit de mercredi.
Le EFFIS, qui s’appuie sur des images satellites du programme européen Copernicus, précise que la zone brûlée par l’incendie qui a commencé à Trancoso et s’est propagé aux communes de Fornos de Algodres, Aguiar da Beira et Celorico da Beira totalisait, mercredi, 13.741 hectares.
L’Institut de Conservation de la Nature et des Forêts (ICNF) a également révélé que, depuis le 1er janvier, 63.247 hectares ont brûlé au Portugal continental, la moitié au cours des trois dernières semaines.
La superficie brûlée cette année est neuf fois supérieure à celle de la même période de l’année dernière et la deuxième plus grande depuis 2017.
Le Portugal est en situation d’alerte en raison du risque d’incendie rural depuis le 2 août et jusqu’à la fin de la journée de vendredi.