Lors d’une conférence à Paris, Villeroy de Galhau a souligné que le lancement de l’euro il y a 25 ans représente « le plus grand pas en avant de l’Europe vers la souveraineté et un énorme succès populaire », soutenu par 82 % des citoyens européens.
Mais désormais, « ce succès durement acquis pourrait être menacé si le rôle central de la monnaie ‘souveraine’ de la banque dans le monde numérique n’est pas garanti », a affirmé le gouverneur, selon le discours publié en ligne par la BdF.
Le responsable a rappelé que l’Eurosystème a déjà proposé une monnaie numérique pour les particuliers et une autre pour le marché interbancaire.
La première est conçue pour transposer dans le monde numérique les caractéristiques de l’argent physique, ce qui, selon le responsable, permet de « préserver le rôle d’ancrage de la monnaie de la banque centrale ».
Le Conseil de l’Union européenne a approuvé ce projet à l’unanimité, qui devrait être soumis au vote du Parlement européen en mai, en vue de la réalisation d’un projet pilote à partir de 2027, pour une mise en service deux ans plus tard.
En ce qui concerne l’euro numérique pour le marché interbancaire, « il est encore plus important », a-t-il précisé, soulignant que l’intention de l’Eurosystème est de concevoir « une nouvelle génération d’infrastructures critiques » permettant d’effectuer des transactions entre la monnaie digitalisée de la Banque centrale européenne et d’autres cryptoactifs.
