Le gouvernement a approuvé aujourd’hui en Conseil des ministres les « grandes lignes » de la réforme de l’État, qui impliquera une réorganisation et une transformation des ministères ainsi qu’un processus de simplification législative et administrative.
Cette réforme se fera à deux niveaux. Le premier concerne l’organisation des ministères et vise les « restructurations des ministères », avec le gouvernement anticipant que ce processus soit terminé « d’ici la fin du premier semestre de l’année prochaine ».
Mais « il est possible d’anticiper ce calendrier », a souligné Gonçalo Matias, donnant l’exemple du Ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation, qui a donné aujourd’hui le coup d’envoi de ce processus et dont le « calendrier a déjà été anticipé ».
Quant au second niveau, qui concerne les processus de simplification législative, le ministre de la réforme de l’État a indiqué que le gouvernement commencera à présenter les mesures « déjà à partir de septembre », certaines sous forme de propositions de loi et d’autres comme « propositions d’autorisation législative » qui devront passer par le crible du parlement.
Parmi ces mesures figurent la révision du Code de procédure administrative, le Code des marchés publics, la simplification des actes sociétaux, la révision des licences commerciales, industrielles et urbanistiques, ainsi que des mesures visant « l’organisation et le fonctionnement de la Cour des comptes ».
Gonçalo Matias a également rappelé que « les premiers pas » de cette réforme ont été faits, « dans certains cas » par le précédent gouvernement AD, mais l’intention maintenant est de « donner un nouvel élan ».
L’objectif de cette réforme est de « rendre la vie des citoyens et des entreprises plus simple », en favorisant la « compétitivité économique du pays » et l' »attraction des investissements », ainsi qu’améliorer la relation des citoyens et des entreprises avec l’État.
La réforme organique du Ministère de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation impliquera une réduction du nombre d’entités de 18 à sept et une réduction du nombre de dirigeants supérieurs de 45 à 27.
Le gouvernement entend faire de même « ministère par ministère », a ajouté le ministre adjoint et de la Réforme de l’État.
Interrogé sur d’éventuelles économies que pourrait générer cette réforme, le ministre de l’Éducation, de la Science et de l’Innovation a souligné que l’objectif « n’est pas de générer des économies ».
Le ministre adjoint et de la Réforme de l’État a indiqué que « l’économie principale et la plus importante est l’économie de temps et de ressources », en soulignant qu’il y aura une « réduction des délais, avec la prévisibilité des décisions ».
« Cela implique de revoir les processus un par un, entité par entité. Cela signifie réformer l’État de l’intérieur. Ce n’est pas faire imploser l’État, car ce n’est pas possible. Ce n’est pas mettre l’État en veille, car ce n’est pas possible. C’est le réformer de l’intérieur, entité par entité », a-t-il conclu.