L’agenda officielle de la réunion inclut comme unique point la « surveillance de l’exécution de l’accord tripartite pour la valorisation salariale et la croissance économique 2025-2028 : Chap. V — législation du travail ».
La rencontre sera présidée, comme d’habitude, par la ministre du Travail, de la Solidarité et de la Sécurité sociale, Maria do Rosário Palma Ramalho, et se déroulera au siège du Conseil économique et social (CES), au Palais des Laranjeiras, à Lisbonne. Elle débutera à 15h00.
Dans des déclarations à Lusa, tant la Confédération des entreprises du Portugal (CIP) que la Confédération du commerce et des services du Portugal (CCP) ont indiqué qu’elles demanderont au gouvernement de révoquer la norme relative aux restrictions sur l’externalisation après des licenciements, estimant qu’elle n’a « aucun sens » et ce, malgré le fait que la Cour constitutionnelle a récemment confirmé sa constitutionnalité.
Selon cette modification du Code du travail, entrée en vigueur en 2023, « il n’est pas permis de recourir à l’acquisition de services externes auprès d’une entité tierce pour satisfaire des besoins qui avaient été assurés par un travailleur dont le contrat a pris fin dans les 12 mois précédents par licenciement collectif ou suppression de poste ».
Quant aux centrales syndicales, elles s’engagent à défendre « fermement » le maintien de cette norme, mettant l’accent sur la valorisation salariale et sur l’abrogation de la caducité dans la négociation collective.
Parmi les autres changements que le gouvernement souhaite introduire dans la législation du travail figurent la possibilité pour les travailleurs de choisir s’ils veulent recevoir les primes de vacances et de Noël en douzièmes ou sous forme traditionnelle, ainsi que de « clarifier, dé-bureaucratiser et simplifier » divers régimes comme ceux de la parentalité, du télétravail, de l’organisation du temps de travail, de la transmission d’établissements, du ‘chômage partiel’ et du processus du travail, selon le programme de l’exécutif.