Lors de son intervention initiale à la Commission de l’environnement et de l’énergie, Maria da Graça Carvalho a expliqué que « les demandes sont si nombreuses dans tout le pays, environ 41 gigawatts », ce qui a conduit le gouvernement à avancer avec ce nouveau modèle, en concentrant les demandes de capacité dans une seule zone.
Selon la ministre, « ce lundi, l’arrêté a été signé, marquant le début de la procédure exceptionnelle d’attribution de capacité », dans le cadre de la restructuration des Zones de Forte Demande (ZFD) d’énergie électrique.
« C’est une nouvelle importante pour les promoteurs », a-t-elle déclaré, car cela permettra d’évaluer toutes les demandes de raccordement au réseau de manière intégrée, rendant le processus plus rapide et prévisible.
La ministre a inscrit la mesure dans un ensemble de décisions « au bénéfice des entreprises et de la compétitivité de l’économie nationale », en soulignant la suppression du mécanisme d’équilibre concurrentiel (‘clawback), qui « réduit les coûts pour les consommateurs et les entreprises », et l’élimination de la Contribution Extraordinaire pour le Secteur Énergétique (CESE) « en cas de nouveaux investissements dans le réseau électrique », prévue dans le Budget de l’État pour 2026.
Dans le domaine des énergies renouvelables, elle a indiqué que les Zones d’Accélération des Énergies Renouvelables (ZAER) sont en cours de développement, avec pour objectif « d’augmenter la capacité de production, tout en minimisant les conflits avec les usages du territoire ».
Dans le secteur du gaz, la ministre a noté que « les plans de développement et d’investissement des réseaux de distribution pour la période 2025/2029 ont déjà été approuvés », permettant « de retrouver la normalité dans l’approbation de ces plans », après un avis positif du parlement.
La ministre a également souligné le renforcement de la compensation des coûts indirects de CO2 pour les consommateurs électro-intensifs, garantissant « le renforcement de la compétitivité de l’industrie nationale », et l’ouverture, auprès de la Commission européenne, d’un concours du programme Durable 2030 pour renforcer la résilience des infrastructures critiques.
Comme la ministre l’avait déjà expliqué précédemment, l’initiative n’existait pas à l’origine dans le Programme Sustainable 2030, et une demande avait été faite à Bruxelles.
Le programme vise à garantir que, en cas de nouveaux incidents électriques graves – comme cela s’est produit le 28 avril 2025 lorsque le Portugal et l’Espagne sont restés plus de 10 heures sans électricité – les infrastructures critiques puissent maintenir des opérations basiques.
Selon le groupe d’experts du Réseau européen des gestionnaires de transport d’électricité (ENTSO-E), la panne a été causée par une augmentation de tension en cascade dans le sud de l’Espagne, suivie de déconnexions soudaines de production, principalement renouvelable, qui ont conduit à la séparation électrique de la péninsule ibérique et à la perte de synchronisme et effondrement de la fréquence et de la tension.
Le rapport final sur l’incident devrait être publié d’ici la fin du premier trimestre 2026.
