Le gouvernement crée un projet de surveillance de la grossesse par des infirmiers.

Le gouvernement crée un projet de surveillance de la grossesse par des infirmiers.

La mesure qui « crée et définit les principes directeurs pour la mise en œuvre d’un projet de suivi de la grossesse à faible risque dans les soins de santé primaires » a été publiée aujourd’hui au Journal officiel et entrera en vigueur mardi.

 

Selon l’arrêté, la Direction Exécutive du Service national de santé (DE-SNS) dispose de 30 jours pour indiquer les unités locales de santé (ULS) où le projet sera mis en œuvre, visant à « renforcer l’accessibilité et l’équité dans l’accès à la surveillance de la grossesse à faible risque » et à « promouvoir la continuité des soins tout au long du cycle de grossesse et de post-accouchement ».

« Le modèle de soins repose sur une logique de soins interprofessionnels intégrés dans l’équipe de santé familiale, assurant la coordination fonctionnelle entre les infirmiers spécialisés en soins de santé maternelle et obstétrique, les médecins spécialistes en médecine générale et familiale et les médecins spécialistes en gynécologie et obstétrique », explique l’arrêté.

D’après l’arrêté, signé par la ministre de la Santé, l’adoption du modèle se fera de « manière prudente, progressive et correctement évaluée », permettant une surveillance continue, notamment en matière de sécurité clinique, de résultats en santé, d’expérience des patientes et d’impact sur l’organisation des soins primaires.

Dès que des « critères de risque ou des événements cliniques pertinents » sont identifiés, l’infirmier spécialiste référera immédiatement la femme enceinte au médecin spécialiste en médecine générale et familiale de référence, garantissant la continuité des soins jusqu’à l’observation médicale effective.

L’arrêté stipule que les femmes envisageant une grossesse doivent avoir accès à une consultation préconceptionnelle dans un délai maximal de 90 jours après la demande, celle-ci devant être réalisée par un médecin de famille ou, à défaut, par un infirmier spécialiste.

« Les femmes enceintes doivent avoir accès à la première consultation de suivi de grossesse jusqu’à neuf semaines et six jours de gestation ». Si une consultation médicale n’est pas possible dans ce délai, elle doit être effectuée par un infirmier spécialiste, qui fera l’évaluation initiale du risque de grossesse.

Une fois la grossesse à faible risque confirmée, le suivi doit être effectué de préférence par le même infirmier spécialiste. Ces femmes enceintes doivent continuer à être surveillées dans les soins de santé primaires et doivent être référées en temps utile pour une consultation hospitalière à terme.

L’arrêté crée également une commission de suivi, composée d’un membre de la DE-SNS, qui préside la commission, d’un membre de chaque ULS où le modèle est adopté, d’un membre de la Commission nationale de la santé de la femme, de l’enfant et de l’adolescent, de deux membres nommés par l’Ordre des Médecins et de deux autres par l’Ordre des Infirmiers.

La commission est chargée d’établir le protocole de mise en œuvre et de fonctionnement du projet, de définir les indicateurs d’évaluation et de procéder à la surveillance continue de sa mise en œuvre.

Le gouvernement indique dans l’arrêté que le Portugal a réalisé des « progrès significatifs » dans la santé maternelle et périnatale, soutenus par un accès généralisé aux soins, la qualification des professionnels et le renforcement des soins de santé primaires.

Malgré ces progrès, des défis subsistent dans l’organisation de ces soins, « qui se reflètent dans l’équité d’accès à la surveillance pendant la grossesse, la continuité du suivi tout au long de la gestation et la capacité de réponse du système, en raison de la rareté des ressources humaines », notamment dans les territoires avec une couverture médico-familiale insuffisante.